vendredi 31 octobre 2008

Un coup de coeur de porte-bébé

Depuis la venue au monde de mon grand A, il y a (déjà!) cinq ans, j'ai toujours été une adepte du portage. Pas de canot mais de bébé.

J'ai eu l'occasion de tester avec mes bébés l'écharpe Maman Kangourou et le sling Heart to Heart. Mais je n'étais pas entièrement confortable ni avec l'une ni avec l'autre. J'avais toujours l'impression d'avoir à tenir mon bébé ou j'avais carrément mal au dos.

Cette fois-ci, j'y suis allée avec un porte-bébé qui se situe entre le porte-bébé traditionnel genre Snugli et l'écharpe porte-bébé.

Je l'ai pour la première fois aperçu à l'aéroport lorsqu'une maman est sortie de l'avion en même temps que nous. Son bébé avait l'air tellement confortable, tout endormi, avec la tête bien supportée par un capuchon et elle, hé bien ma foi, elle avait l'air franchement à l'aise, les deux bras occupés à tirer ses valises. J'ai donc couru après elle pour lui demander la marque de son porte-bébé et lui demander si elle était satisfaite de son porte-bébé.

- Exciouze-me but I would like to know if you like your...euh...baby...euh...carrier?
- Sure! This is the most confortable one I have used since now.
- Wondeurfoule! What is...euh...the brand? And...euh...where did you...euh...buy it?
- I have bought it in California and it is an Ergo baby carrier.
- Thankiou very much madame!

Hum. La Californie, c'est juste un petit peu loin pour aller acheter un porte-bébé me fait remarquer mon doux E.

Qu'à cela ne tienne, après avoir fait des recherches sur le net, j'ai découvert une place à Montréal qui en vend et une à Québec. Génial!

Mais finalement, c'est en...Californie que mon porte-bébé a été acheté!! Pas par moi, snif! Mais par une charmante amie qui y faisait un séjour.

Depuis la naissance de O, j'ai eu plusieurs occasions de tester ce superbe porte-bébé. Et je l'adore!!! J'ai le petit encart coussiné pour nouveau-né et miss O s'y endort systématiquement à chaque fois qu'elle y séjourne!

J'ai pris de longue marche avec O dans le porte-bébé, j'ai cuisiné, je suis allée chercher ses frères à pieds à l'école et à la garderie, je suis allée ceuillir des pommes, je suis allée à l'épicerie, à la bibliothèque, partout! Et toujours le même confort pour maman et bébé.

Ce que j'aime aussi c'est le fait qu'il n'y a rien entre mon bébé et moi. Pas de barrière en tissus. Un vrai contact. Je peux même allaiter O lorsqu'elle est dedans! Je mets en place le capuchon pour soutenir sa tête et je bénéficie du même coup d'un écran d'intimité pour ne pas montrer mes petits bouts à tout le monde!

J'adore aussi le fait que c'est super facile et rapide à installer. Deux clics et voilà, c'est prêt!

Même E s'est pavané avec sa fille collée sur son ventre et il a grandement apprécié l'expérience!

Voici quelques photos de mon porte-bébé en action.

C'est un produit que je vous recommande! ;-)

Quel confort, n'est-ce pas? Chuuuuut...bébé fait dodo! ZZzzzzzzz

jeudi 30 octobre 2008

J'aurai allaité partout!

Je reviens d'une balade entre filles avec ma petite O. Ça fait du bien de faire le plein visuel de belles choses, de croiser du monde, de voir les décoration de Noël (avant l'Halloween!?!), bref ça fait du bien.

Sauf que quand tite-puce se met à pleurer devant un présentoire de tuques et de mitaines chez Simmons, ce n'est pas parce qu'elle est émue devant tant de beautés!

Non. Madame réclame les bras de maman et même - excellent moment et excellent endroit poupée- le sein maternel.

Mais elle ne m'a pas prise de court, cette petite coquine. Non! Car moi, j'en ai vu d'autres avant elle! J'étais donc prête à l'allaiter (ou à mettre à off son système d'alarme, c'est selon) n'importe où!

Mon secret?

Un couvre-bedaine! Oui, oui, vous avez bien lu, un couvre-bedaine!

Accessoire in-dis-pen-sa-ble pour toute mère allaitante qui se respecte le bedon!

C'est donc grâce à mon couvre-bedaine que j'ai pu, d'une main soutenir ma puce et de l'autre soulever discrètement mon chandail, le tout, sans que personne n'ait vu le moindre bout de peau irrévérencieux de mon ventre! Génial, non?

En tout cas, ça m'aura permis de regarder un peu plus longuement l'étalage de tuques et mitaines et de pouvoir rouler mon carrosse (toujours O au sein) jusqu'au premier banc que j'ai pu trouver sans percer les tympans de quiconque.

J'aurai bien allaité partout finalement! Après la file d'attente chez Ikea, la rue, sur le bord de la route, dans le bain,.........

P.S. Attention: montée de lait: je suis allergique au fait que trop souvent les mamans magasinent oisivement, tranquillement et looooonguement sans sourciller tout en poussant un carrosse dans lequel un bébé hurle à s'époumoner. Come on les filles! N'avez-vous jamais entendu parlé des priorités qui changent quand on devient maman? Je suis la première à vouloir aller magasiner pour me changer les idées mais jamais, au grand jamais cela se fera au détriment du bien-être de mon bébé. Si ce petit être essaie de me dire quelque chose en pleurant à fendre l'âme et bien je considère que c'est mon devoir (j'insiste sur ce mot) de faire tout en mon pouvoir pour le comprendre. Et cela ne se fait pas en regardant un mur de jolies bobettes en dentelle. Désolée.

lundi 27 octobre 2008

Cultiver le sentiment amoureux

La venue au monde de notre petite O m’a fait réaliser combien c’était facile de cultiver le sentiment amoureux dans notre couple lorsque nous n’avions pas encore d’enfant! Nous avions tout notre temps pour se parler, discuter de tout et rien, se promener main dans la main, aller au resto, au cinéma, se coucher et se lever tard, se coller sans rien dire…Oui, c’était facile; rien que nous deux à penser.

Avant d’avoir des enfants, que c’était aisé de prendre du temps pour me faire belle. Mes cheveux étaient toujours (ou presque) lissés au fer plat, mes sourcils épilés, mes cils portaient fièrement le mascara en tout temps et je prenais soin de choisir des vêtements qui mettaient ma silhouette en valeur. Je m’habillais en tailleur pour le travail et la fin de semaine, je me faisais toute belle lorsque nous sortions. Ne vous méprenez pas, je n’étais pas une poupoune plastique qui jouait à faire la belle pour épater la galerie! J’étais simplement une jeune femme qui avait le temps et le goût de prendre soin d’elle et pour qui bien paraître était assez important.

Puis, vint le jour où j’eus mon premier enfant. J’ai passé près d’un an et demi dans un corps qui n’était plus le mien. Avec toutes les grandeurs possibles qui s’y alignaient, ma garde-robe avait des allures de magasin. Le matin, c’est avec un pincement au cœur que j’étirais mon bras vers le pantalon de la plus grande taille. Mes chandails semblaient avoir rétréci au lavage d’un seul coup. Entre m’occuper de mon enfant, le ménage et quelques contrats, le temps dont je disposais avant pour prendre soin de moi avait fondu comme neige au soleil. J’étais toutefois remplie de bonnes intentions et je m’efforçais donc, tant bien que mal, à m’étirer les cheveux au fer plat et à mettre du mascara. C’était même plutôt bon pour mon moral. Je ne voulais surtout pas finir par ne porter rien d’autre que des pantalons en coton ouaté et me faire couper les cheveux courts et permanentés, car ça serait plus facile d’entretien! Ma motivation la plus profonde était aussi que je désirais rester une femme désirable aux yeux de mon chum. Pas facile avec 20 livres en trop! Malgré tout, il m’a toujours trouvé séduisante et nous étions toujours amoureux fous, envers et contre tous, malgré les nuits trop courtes, malgré mes angoisses de fifille!

18 mois plus tard, avec la fin de l’allaitement et avec de la patience, j’avais enfin retrouvé ma taille d’avant (ou presque!). Je n’ai eu que deux mois pour en profiter puisque je suis à nouveau tombée enceinte lorsque mon fils aîné avait 20 mois…

Entre les maux de cœur, les courses après mon fiston, le ménage et les contrats, le temps dont je disposais pour mon couple et pour moi était encore plus mince qu’avant! Malgré tout, mon chum et moi avions développé de nouvelles façons d’être bien ensemble. Trop épuisés pour parler à la fin de la journée? Pas grave! On se colle sur le divan et on ne dit rien! Juste sentir la chaleur de l’autre et son odeur nous permettait de rester zen et bien l’un avec l’autre ou encore, on se collait en cuillère dans notre lit et on écoutait, sur notre iPod, des vieux succès du temps du secondaire (les slows qu’on avait dansés collés-collés dans les partys de sous-sol). C’était bon pour le cœur!

Neuf mois plus tard, un autre petit être s’est greffé à notre cellule familiale tissée serrée. Les nuits sont subitement redevenues courtes, les journées parsemées de siestes et les seins en très grande demande! Je m’ennuyais de mon chum, même s’il était à côté de moi. Je m’ennuyais de NOUS. Juste nous deux! Nous étions sur le pilote automatique. Lui s’occupait du plus vieux, moi du plus jeune. Le soir venu, je m’endormais en deux secondes et demie, rien de moins!

Mes 20 livres en trop sont également revenues (je ne m’ennuyais tellement pas d’elles pourtant!). Mais, cette fois-ci, je savais (ou enfin, j’espérais très, très fort) qu’elles finiraient par repartir un jour! Cependant, mes chandails trop courts et mes jeans trop serrés me tapaient royalement sur les nerfs! Comment se sentir femme et désirable avec une tête vissée sur un corps bien enrobé et dont le ventre est mou comme du Jello? Rajoutez à ça, le fait que me coiffer se résumait la majeure partie du temps à me faire une queue de cheval et que je m’habillais de façon à être confortable pour jouer avec les enfants. Bonjour la séduction! On a beau respirer profondément, regarder avec tendresse nos rejetons, le malaise ne passe pas toujours aussi facilement!

Quelques mois ont passé et notre routine familiale est redevenue normale. Un soir, les enfants couchés, nous avons littéralement sursauté lorsque nous nous sommes aperçus que nous étions tous les deux assis sur le même divan, en même temps, devant la même télévision! Nous nous sommes regardés, nous avons ri et avons savouré avec délectation ces quelques instants de calme en nous lovant dans le divan en nous tenant par la main. Nous avions une fois de plus survécu à un grand changement dans notre vie de couple!

Voilà que, quelques mois plus tard, une petite O s'est implantée dans mon ventre et, par le fait même, dans nos vies. Une grossesse, deux petits bonshommes à s'occuper et une maisonnée à faire rouler, c'est bon pour apprendre à être efficace mais ça fait la vie dure au romantisme, n'est-ce pas?

Un autre accouchement plus tard, je sais je sais...que ces **!?$!! livres en trop vont finir par partir (ok, compris là?!?) mais, mes chandails trop courts et mes jeans trop serrés me tapent toujours royalement sur les nerfs! ! Je me trouve tout... sauf sexy, laissez-moi vous le dire.

Et cette fois-ci, je me suis fait couper les cheveux en dégradé. Comme ça, lorsque je les lave, je peux les laisser sécher et frisotter comme bon leur semble. Au diable le fer plat! Après trois enfants, on laisse tomber des choses inutiles pour la survie des enfants. Les cheveux étirés en font partie.

Trèves de gémissements. Malgré tout cela, je n’ai cependant jamais été aussi amoureuse de mon chum. Je le trouve beau, séduisant, c’est mon âme sœur à moi! Je sais que c’est la même chose pour lui (oui, oui, il me l’a dit!). Il me fait sentir belle, désirable et ça, c’est merveilleux! Je n’ai pas besoin d’être tirée à quatre épingles pour qu’il me dise qu’il me trouve belle! Bien entendu, c’est encore aussi agréable de me pomponner de temps à autre. La maternité m’aura appris à me sentir belle, à me sentir femme, même lorsque je suis assise dans le salon avec mes bouts de choux, un peu de bave sur l’épaule, la couette ébouriffée et avec des bas Winnie de Pooh!

Je suis fière de notre couple. Ensemble, nous avons traversé toutes sortes de périples, de changements. Tout cela a rendu notre couple plus fort, plus solide. Nous avons le goût d’être ensemble le plus souvent possibles. Nous sommes capables de discuter durant des heures de tout et rien et ce, sans parler des enfants (je vous le jure!).

La clé du succès? Disons que ça prend beaucoup d’amour au départ, de la patience (beaucoup!), le goût de s’investir et une communication ouverte complètement. Et vous savez quoi, la Saint-Valentin chez nous, ça se fête tous les jours! Un souper aux chandelles un mardi soir, un bisou échangé à la table sous le regard attendri de deux (et demi) petits cœurs heureux comme tout. Voilà mon bonheur!

vendredi 24 octobre 2008

Patience

Patience

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Pour les articles homonymes, voir Patience (homonymie).

La patience est l'aptitude de quelqu'un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.

La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui qui aspire à la sagesse. Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; elle demande un effort de concentration et de maîtrise de soi qui est opposé en général à l'agitation naturelle, à l'impatience innée. Si la patience quotidienne est parfois « récompensée » par un bien – par exemple l'attente sage du petit enfant auquel on offre un cadeau en récompense – la patience religieuse est une clé pour l'aboutissement de soi et n'a pas exactement la même valeur morale. Le sens commun de la patience correspond à une réalité qui est à distinguer de la patience spirituelle, élément essentiel de nombres de croyances.


Voilà ce que j'ai pu mettre en pratique aujourd'hui. Je suis assez bonne élève.; mes petits professeurs ne me donneront peut-être pas 100% mais sûrement au-dessus de la note de passage! ;-)

Suite...

La pensée d'hier était non seulement prémonitoire mais également très juste. En effet, après m'être totalement sacrifiée à la cause de mes enfants ''bbbalades'' et d'avoir pris le temps de bien respirer durant leur sieste, voilà que par la suite, les petits miracles se sont produits.

La sieste, la véritable sieste, a finalement eu raison de mes deux petits hommes. Cette merveilleuse science du sommeil a su me les rendre calmes, reposés et de bonne humeur!!

J'en ai donc profité pour rattraper le temps perdu en chantant des comptines et en allant visiter la bibliothèque. J'y suis allée avec trois petites souris; une qui dormait et deux qui chuchotaient en se choisissant des livres. Le bonheur retrouvé quoi!


Morale de cette journée fameuse en deux temps: Il ne sert à rien de trop planifier avec les enfants. Just go with the flow!

Je le saurai pour la prochaine fois!

Pensée d'hier:: prémonitoire??

Je vous ai laissé hier sur une jolie pensée que j'avais lue dans un livre. Et bien aujourd'hui, j'ai l'honneur de la mettre en pratique cette fort jolie pensée...

Voyez vous, aujourd'hui, c'est une journée pédagogique. Une journée de congé donc. J'étais super heureuse à l'idée de passer la journée avec les enfants à la maison. Mais voilà que les fistons, et bien, y sont ''balade'' (lire malade, avec le nez congestionné)!


Et puis après? me direz-vous.

Et puis après?? Y sont grognons, fatigués, marabouts, impatients. Mes beaux projets de rigoler, jouer dehors, courir avec eux, Pfchiiitt! Envolés!

Je joue donc le rôle de la mère sacrifice. Celle qui se consacre à ses enfants (même si ils ne sont pas du monde!), qui joue constamment au pompier à éteindre des feux entre ces deux marsouins à la mèche courte, tente de les faire manger et de les coucher pour une sieste (en se croisant les doigts et les orteils pour que l'aîné fasse un vrai dodo!). Celle qui a mal à la tête tellement elle se retient pour ne pas crier ou se sauver en courant! Hiiiiiiiii!

En mère dépassée que je suis, je vous avouerai que je ne trouve pas ma journée très palpitante. Vous l'aurez deviné...


...

Les enfants sont maintenant couchés, la maison est soudain bien tranquille. Ça fait du bien un ti-brin. Et voilà que je tombe sur une autre citation qui me pousse à me remettre en question et me fait réfléchir. La voici:

''Rien n'est plus facile que de critiquer !
La difficulté réside à convertir ce qui est négatif en positif. ''
Will Rogers


Ok. Lorsque mes garçons enrhubés se lèveront (espérons, plus de bonne humeur que cet avant-midi!), je me transformerai en un ange de patience. Promis. Question de ne pas ruiner complètement notre journée!

En attendant, je vais en profiter pour respirer profondément et tranquillement...

jeudi 23 octobre 2008

À toutes les mamans et futures mamans...

''Le sacrifice personnel est le miracle original qui donne naissance à tous les autres dont on parle.''
- Ralph Waldo Emerson



Bisous.