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mercredi 27 janvier 2010

Maman à la maison?

Pour le plaisir de s'afficher en tant que maman à la maison et heureuse de l'être, je vous propose de télécharger la bannière suivante et de l'afficher sur votre site!

Laissez un message ici afin que toutes puissent aller vous visiter si vous avez un blog ou tout simplement pour laisser des traces et partager avec nous votre expérience de maman à la maison!




jeudi 29 octobre 2009

Faire l'école à la maison

Un grand nombre d'élèves qui manquent dans l'école, le professeur qui est absent, l'éducatrice qui doit rester au chevet de son mari atteint par la grippe, mes deux plus jeunes enfants qui ont été malades (malade comme dans le mot qui commence par G et qui finit par O), le grand qui revient à la maison blanc comme un drap, les traits tirés, résultat? On garde tout ce beau monde à la maison et ce, jusqu'à ce que le charmant vaccin contre la grippe soit actif.

Mais pas question de chômer! Nous ferons l'école à la maison! Inspirée par Hop mama, Amanda Soule et des milliers d'autres mamans qui font l'école à la maison à leur progéniture, secondée par des ouvrages tellement bien fagotés et attirants, je mettrai mon chapeau de maman-professeur et nous poursuivrons les apprentissages de A qui est en première année et nous ferons participer G comme s'il était à la maternelle (cahiers d'exercices à l'appui).

Au menu: français, mathématiques, anglais, arts plastiques, éducation physique, relaxation, cuisine, plaisir et grands bols d'air!



Au travail (avec le sourire!) maintenant!


mercredi 21 octobre 2009

Il y a de ces jours où::

Il y a de ces jours où je donnerais ma démission, où je ne me sens pas à la hauteur, où je prendrais volontiers la porte de sortie (du moins, temporairement!).

Il y a de ces jours où::
Tu cours à gauche et à droite depuis que tu es levée le matin mais, tu ne peux voir aucun résultat tangible à la fin de la journée.
Tu t'entends répéter les mêmes choses du matin au soir.
Personne n'aime ce que tu as préparé pour le repas incluant le dessert.
Le soir, la vaisselle s'empile de l'évier jusqu'au plafond et ce, même si tu as passé l'après-midi à faire la vaisselle.
Tout le monde dans la maison est stressé, stressant, bruyant, chiâleux et tu te rends compte que c'est toi l'élément stressant du jeu.

Il y a de ces jours où j'aurais préféré aller voir ailleurs si j'y suis!

Cette journée, c'était hier. Le soir venu, les enfants couchés, je me suis réfugiée sous ma couette en attendant que ça passe! Et tadam! Tout est rentré dans l'ordre grâce à un chum extraordinaire qui a su trouver les bons mots pour me faire sourire et rendre mon humeur plus légère! Merci E.

lundi 31 août 2009

Je lève mon verre à mon statut de maman à la maison!

Le mois de septembre en est un qui revêt un attrait bien particulier pour moi.

Oui, j'ai toujours aimé le symbole de début d'année que représente septembre, intimement relié à la rentrée scolaire qui m'a toujours rendue heureuse.



Oui, j'ai un faible assumé pour la température qui se fait plus fraîche et vivifiante, le soleil plus doux, l'odeur des pommes et du fumier dans l'air, les gros chandails que l'on sort du placard, les petites journées pluvieuses d'automne, les citrouilles qui rendent les champs oranges, le temps des récoltes, Alouette!

Bref, je suis une fille d'automne.




Mais septembre est d'autant plus doux à mon coeur parce que c'est le mois qui a béni mon mariage, qui a vu naître mon premier enfant et qui fut marqué par ma décision de devenir maman à la maison. C'est en septembre 2004 que j'ai remis ma démission à l'entreprise pour laquelle je travaillais jadis, le coeur tellement léger! Tous les millions de la terre n'auraient pu me faire changer d'idée!

C'est en septembre 2004 que j'ai enfin senti pour la première fois dans ma vie que j'étais vraiment à la bonne place. Que j'avais la possibilité de m'épanouir en tant qu'être humain, en tant que femme et en tant que maman.

Cinq ans à la maison plus tard, aie-je toujours le sentiment d'être à la bonne place? Oui, un million de fois OUI! Je ne changerais pas ma situation pour rien au monde. Avoir le privilège d'être aux premières loges pour voir mes enfants grandir ne peut me rendre plus heureuse. J'aime ma vie. Je l'adore!

Aie-je l'impression d'être dépassée en ce qui a trait à ma vie professionnelle? Oh que non! Pourquoi? Tout simplement parce que durant les dernières années, j'ai pris en main ma formation continue et que je me suis laissée porter par ma passion pour les communications (ce qui était mon travail en entreprise dans mon autre vie).

Depuis six ans, j'ai donc pris quelques contrats ici et là, j'ai travaillé en rédaction pour le web et maintenant j'assouvis mon besoin d'écrire ici; jumelant ainsi deux passions, ma vie de famille et l'écriture. J'ai aussi investi du temps dans l'apprentissage des médiums de communications électroniques, appris à gérer des plates-formes web, fait du graphisme, rencontré des personnes du milieu des communications et surtout, je l'ai fait en m'amusant.

Et je sais que tout ce que j'ai appris me sera utile lorsque viendra le temps pour moi de reprendre du galon dans ma vie professionnelle. Un jour. Différemment de ce que c'était avant.

Mais en attendant, je ne veux pas trop y penser. J'ai trop de projets en tête! (rires)

Je lève donc mon verre à mon statut de maman à la maison qui a maintenant six ans (incluant mon année de congé de maternité, bien sûr!)!

Je suis bien fière d'avoir pris cette décision de mettre entre parenthèses ma vie professionnelle et d'avoir revêtu mes jeans, mon t-shirt, ma queue de cheval et rangé mes tailleurs (mon Dieu que je détestais porter ça!! Vous savez quoi? Je me fais la promesse de ne jamais avoir à en reporter sur une base quotidienne!).

Je suis tellement heureuse de constater que six ans et trois enfants plus tard, je suis une fille tellement plus épanouie, plus heureuse, plus détendue et plus créative! Et merci à mon beau E d'être un partenaire d'équipe aussi merveilleux, attentif aux besoins de la famille et plein d'humour (et d'amour!). Merci!

Cheers!








lundi 16 mars 2009

Mon chapeau d’ange-infirmière

Au moment où j’écris ces lignes, mon fils se remet tranquillement d’une gastro-entérite; les derniers jours se sont déroulés à un rythme plutôt chaotique. Mis à part quelques rhumes sans graves conséquences, c’était la première fois cette année qu'un de mes enfants était vraiment malade. J’ai alors réalisé à quel point nous étions chanceux que je puisse rester à la maison auprès des enfants pour en prendre soin.

Dans mon cœur de maman, je préfère de loin être aux côtés d'eux lorsqu’ils sont malade. Et je suis certaine que c'est aussi votre cas. Durant ma propre enfance, jamais ma mère n’a été absente alors que j’étais malade. Elle était à mes yeux, la seule personne au monde dont j’avais besoin en ces temps plus difficiles. Le fait qu’elle soit là, à mes côtés, m’aidait à me laisser aller avec confiance et à guérir à mon rythme dans le confort de mon lit ou du lit de mes parents! Pour moi, ma super-maman pouvait guérir tous les petits bobos par la magie de l’amour, du réconfort et d’un je-ne-sais-quoi de mystérieux qui faisait en sorte que je sentais que rien de mal ne pouvait m’arriver si elle veillait sur moi.

Cette fin de semaine, j’ai donc revêtu mon chapeau d’ange-infirmière et posé mes ailes sur les épaules de A pour le rassurer du mieux que j’ai pu par ma présence Ceci n’aurait pas été possible si j’avais eu à travailler à l’extérieur de la maison. Quel employeur aurait accepté que je manque le travail durant plus de trois jours consécutifs pour rester auprès de mon petit bonhomme? Il y en a sûrement mais malheureusement, ce sont des perles rares qui ne forment pas la majorité des employeurs. Et même si mamie ou grand-maman s’étaiten portées volontaires pour venir prendre soin de lui durant notre absence, j’aurais eu tellement de mal à me concentrer au travail que je n’aurais tout simplement pas été productive. C’est l’esprit tranquille que j’ai pu prendre soin de mon ti-loup malade sans me sentir coupable de manquer du travail.

Au moment où je vous écris ces mots, A va beaucoup mieux et mon cœur de maman aussi. J’ai remisé au placard mon chapeau d’ange-infirmière et poussé un grand oufff de soulagement. Une gastro n’est pas la fin du monde mais pour une maman, le moindre petit malaise de son enfant engendre une foule de petites inquiétudes et nous donne un boost d’adrénaline pour que nous soyons prêtes à bien réagir s’il y a lieu.

Une chose est certaine, c’est que je suis ravie d’avoir pu être aux côtés de ce petit que j’aime plus que tout au monde afin d’en prendre soin, de le rassurer et de l’envelopper de tout mon amour!

J’ai été là, à ses côtés.

Mission accomplie!

mercredi 10 décembre 2008

Que fais-tu dans la vie?

Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Un couple qui s'aime depuis l'école secondaire est retourné dans sa ville natale pour un conventum improvisé d’amis. Ils sont tous allés souper au resto, question d’avoir du plaisir comme dans le bon vieux temps! Presque tout le monde autour de la table avait eu des enfants depuis leur dernière rencontre et les photos des petits se promenaient de mains en mains accompagnées de «Oh! Comme il est mignon!» «Wow! Quelle belle poupoune!». Une coupe de vin à la main, ils se remémoraient des souvenirs de jeunesse et prenaient des nouvelles de tous et chacun.

Bien entendu, la question «Pis, qu’est-ce que tu fais de bon dans la vie? Où travailles-tu?» était sur toutes les lèvres! Et, la femme du couple en question, répondait, le plus naturellement du monde qu'elle travaillait à son compte, en communications, à partir de la maison afin d’être auprès de ses enfants. C’est alors qu'elle entendit la belle voix de son chum lui dire: «Mais M (oups! j'ai dévoilé mon identité par inadvertance!), tu es avant tout une maman à la maison, non?».

Silence. Il avait raison.

Après tout, elle ne travaillait pas à temps plein. Elle avait bien des contrats qui arrivaient régulièrement chaque semaine, mais elle travaillait durant les siestes des petits et le soir. La majeure partie de ses journées, elle les passaient en compagnie de ses meilleurs compagnons de travail, A et G! Oui, on peut dire qu'elle était avant toute chose une maman à la maison.

Mais alors, pourquoi n’avait-elle pas répondu ça lorsque ses amis lui avaient demandé ce qu'elle faisait dans la vie? Pourquoi avait-elle senti le besoin de répondre qu'elle était travailleuse autonome afin de pouvoir rester à la maison avec les enfants et non l’inverse (parce qu’il y a une grosse différence dans le choix des mots; une différence qui ne suscite pas les mêmes réactions!)?

Cette historiette m’a beaucoup fait réfléchir.

Qu’auriez-vous répondu à la question suivante: «Femme au foyer: échec du féminisme ou droit fondamental?» C’est cette question que m’a posée une journaliste de la chaîne de télévision Canal Vie dans le cadre de l’émission Jeux de Société qui a été diffusée en janvier 2007.

J’ai répondu sans hésiter que c’était pour moi un droit fondamental, car après tout, doit-on demander la permission à la société pour s’occuper nous-mêmes de nos enfants? Le plus vieux métier du monde, celui de maman, ne doit-il pas, encore de nos jours, inspirer le respect? À mon avis, oui.

Mais alors M, pourquoi n’as-tu donc pas dit fièrement que tu es maman à la maison devant tes amis qui t’ont vu grandir? Est-ce qu’inconsciemment tu sens qu’une femme qui, aujourd’hui, décide de rester à la maison pour s’occuper de ses enfants doit justifier son choix et même fournir un papier signé indiquant la date à laquelle elle prévoit retourner travailler, c.-à-d. la date à laquelle elle sera de nouveau utile à la société?

Et bien, je crois malheureusement que oui. Et ce, même si mes amis ne m’ont pas jugée; même si les filles de ma gang me trouvent courageuse et chanceuse d’être présente pour mes enfants.

Honte? Gêne? Je crois qu’il s’agit d’une réaction à l’image que nous renvoie le mouvement féministe qui veut que l’on se sente coupable de retourner à la maison alors que des femmes se sont battues pour nous ouvrir les portes du marché du travail. Mais à refuser ainsi que les femmes puissent CHOISIR de travailler ou non, nous sommes en train de nous construire une autre prison dorée, celle du marché du travail, de laquelle nous aurons bien de la difficulté à sortir et à cause de qui des femmes regretteront d’avoir manqué la majeure partie de l’enfance de leur progéniture!

Je remercie mes prédécesseures de s’être battues pour que je puisse faire des études universitaires, pour que je puisse choisir une carrière qui me plaise, mais surtout pour m’avoir donné le choix de travailler (ou non).

Et j’ai choisi de mettre ma carrière entre parenthèses afin de prendre soin de mes enfants. Est-ce un acte si déplorable? Est-ce que tout de go nous devrions condamner une mère de vouloir s’occuper elle-même de son enfant en la jugeant plus apte à travailler qu’à élever un adulte de demain? Quel non-sens!

Tout cela me contrarie davantage, car j’alimente moi-même ce préjugé en n’affirmant pas haut et fort que mon statut actuel est celui d’une maman à la maison!

Vous pouvez me croire sur parole, plus jamais je ne m’y ferai prendre! La prochaine fois que l’on me posera la question «Que fais-tu dans la vie?», je répondrai avec mon plus beau sourire que j’élève mes enfants avec amour à la maison et que ma façon de me divertir est de travailler!

Voilà!


mercredi 22 octobre 2008

Que fais-tu dans la vie?

Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Un couple qui s'aime depuis l'école secondaire est retourné dans sa ville natale pour un conventum improvisé d’amis. Ils sont tous allés souper au resto, question d’avoir du plaisir comme dans le bon vieux temps! Presque tout le monde autour de la table avait eu des enfants depuis leur dernière rencontre et les photos des petits se promenaient de mains en mains accompagnées de «Oh! Comme il est mignon!» «Wow! Quelle belle poupoune!». Une coupe de vin à la main, ils se remémoraient des souvenirs de jeunesse et prenaient des nouvelles de tous et chacun.

Bien entendu, la question «Pis, qu’est-ce que tu fais de bon dans la vie? Où travailles-tu?» était sur toutes les lèvres! Et, la femme du couple en question, répondait, le plus naturellement du monde qu'elle travaillait à son compte, en communications, à partir de la maison afin d’être auprès de ses enfants. C’est alors qu'elle entendit la belle voix de son chum lui dire: «Mais M (oups! j'ai dévoilé mon identité par inadvertance!), tu es avant tout une maman à la maison, non?».

Silence. Il avait raison.

Après tout, elle ne travaillait pas à temps plein. Elle avait bien des contrats qui arrivaient régulièrement chaque semaine, mais elle travaillait durant les siestes des petits et le soir. La majeure partie de ses journées, elle les passaient en compagnie de ses meilleurs compagnons de travail, A et G! Oui, on peut dire qu'elle était avant toute chose une maman à la maison.

Mais alors, pourquoi n’avait-elle pas répondu ça lorsque ses amis lui avaient demandé ce qu'elle faisait dans la vie? Pourquoi avait-elle senti le besoin de répondre qu'elle était travailleuse autonome afin de pouvoir rester à la maison avec les enfants et non l’inverse (parce qu’il y a une grosse différence dans le choix des mots; une différence qui ne suscite pas les mêmes réactions!)?

Cette historiette m’a beaucoup fait réfléchir.

Qu’auriez-vous répondu à la question suivante: «Femme au foyer: échec du féminisme ou droit fondamental?» C’est cette question que m’a posée une journaliste de la chaîne de télévision Canal Vie dans le cadre de l’émission Jeux de Société qui a été diffusée en janvier 2007.

J’ai répondu sans hésiter que c’était pour moi un droit fondamental, car après tout, doit-on demander la permission à la société pour s’occuper nous-mêmes de nos enfants? Le plus vieux métier du monde, celui de maman, ne doit-il pas, encore de nos jours, inspirer le respect? À mon avis, oui.

Mais alors M, pourquoi n’as-tu donc pas dit fièrement que tu es maman à la maison devant tes amis qui t’ont vu grandir? Est-ce qu’inconsciemment tu sens qu’une femme qui, aujourd’hui, décide de rester à la maison pour s’occuper de ses enfants doit justifier son choix et même fournir un papier signé indiquant la date à laquelle elle prévoit retourner travailler, c.-à-d. la date à laquelle elle sera de nouveau utile à la société?

Et bien, je crois malheureusement que oui. Et ce, même si mes amis ne m’ont pas jugée; même si les filles de ma gang me trouvent courageuse et chanceuse d’être présente pour mes enfants.

Honte? Gêne? Je crois qu’il s’agit d’une réaction à l’image que nous renvoie le mouvement féministe qui veut que l’on se sente coupable de retourner à la maison alors que des femmes se sont battues pour nous ouvrir les portes du marché du travail. Mais à refuser ainsi que les femmes puissent CHOISIR de travailler ou non, nous sommes en train de nous construire une autre prison dorée, celle du marché du travail, de laquelle nous aurons bien de la difficulté à sortir et à cause de qui des femmes regretteront d’avoir manqué la majeure partie de l’enfance de leur progéniture!

Je remercie mes prédécesseures de s’être battues pour que je puisse faire des études universitaires, pour que je puisse choisir une carrière qui me plaise, mais surtout pour m’avoir donné le choix de travailler (ou non).

Et j’ai choisi de mettre ma carrière entre parenthèses afin de prendre soin de mes enfants. Est-ce un acte si déplorable? Est-ce que tout de go nous devrions condamner une mère de vouloir s’occuper elle-même de son enfant en la jugeant plus apte à travailler qu’à élever un adulte de demain? Quel non-sens!

Tout cela me contrarie davantage, car j’alimente moi-même ce préjugé en n’affirmant pas haut et fort que mon statut actuel est celui d’une maman à la maison!

Vous pouvez me croire sur parole, plus jamais je ne m’y ferai prendre! La prochaine fois que l’on me posera la question «Que fais-tu dans la vie?», je répondrai avec mon plus beau sourire que j’élève mes enfants avec amour à la maison et que ma façon de me divertir est de travailler!

Voilà!


mercredi 15 octobre 2008

La crème des professeurs!

J’ai récemment pris conscience que je fréquentais actuellement la meilleure école au monde avec la crème des professeurs. À mon école de maman-à-la-maison, je développe des ressources très appréciables qui font de moi une meilleure personne.

Entre autres, mes petits professeurs m’enseignent à pratiquer ma patience, à me forger une créativité à toute épreuve et à agir, en tout temps, avec douceur. Lorsqu’il est cinq heure, que je dois préparer le souper, que mon professeur de cinq ans veut me montrer ses beaux dessins qu'il rapporte de la maternelle, qu'il me dit qu'il a faim, que mon professeur de deux ans et demi veut du lait, veut se faire prendre, veut jouer au ballon avec moi, a envie de pipi (tout ça en même temps!) pendant que l’autre professeur de deux mois a décidé de faire des tétées groupées (c’est-à-dire qu’elle hurle si on l’enlève du sein nourricier), je vous assure que c’est l’occasion idéale pour mettre en pratique ce que j’ai appris!

Avec patience, douceur et beaucoup de créativité, j’arrive, tant bien que mal, à réussir ces petits examens-éclairs que mes professeurs s’amusent à parsemer couramment dans mes journées…

Le fait de côtoyer quotidiennement ces trois charmants professeurs m’a également fait comprendre que nous, chers adultes, prenons trop souvent les choses au sérieux et que nous nous en faisons généralement avec des détails. Leurs contacts m’aide à moins m’en faire avec tout et rien... L’automobiliste devant moi ne roule pas assez vite? Pas grave! Je regarde dans le rétroviseur arrière et je lance: «Regardez mes amours comme il fait beau dehors! Les feuilles changent de couleurs! C'est magnifiiiiques!».

Grâce à mes formateurs, j’ai incontestablement retrouvé la légèreté de vivre que j’éprouvais enfant. Avoir l’immense privilège de prendre part à leur quotidien, d’être le témoin aux premières loges de leurs ébats de vie a grandement contribué à m’aider à lâcher prise sur les évènements et à chercher à entourer ma famille de moments joyeux et positifs; pas toujours facile à faire mais je vous jure que j’essaie de tout mon cœur!

Vivre avec mes petits enseignants m’apprend aussi à définir mes priorités. En effet, avec le peu de temps qu’il me reste dans une journée, je me fais dorénavant le devoir de choisir des occupations qui me passionnent et qui conviennent à ma profession temporaire de maman-à-la-maison, tout en recherchant la compagnie de personnes avec qui j’ai réellement du plaisir.

Quoi qu’il en soit, la complexité passagère de ma vie représente une épopée des plus enrichissantes qu’il me soit arrivé de vivre jusqu’à présent. En m’obligeant à faire un peu de ménage dans ma vie et à me familiariser avec le concept de gestion de temps, ce manque de temps aura été bénéfique pour ma famille et moi. Avant d’avoir des enfants, la gestion de mon temps était assez simple, merci! Pas de casse-tête pour trouver le meilleur moment de la journée pour prendre ma douche, ni de savants calculs pour trouver comment faire un peu d’exercice ou encore voir mes amies… ma vie était à sa plus simple expression. Aujourd’hui, avec trois rejetons greffés littéralement à mon cœur, à ma tête et à mon corps, ma vie se joue plutôt à l’impératif présent.

C’est d’ailleurs grâce à une amie, qui est également psychothérapeute et dont une des spécialisations est d’aider les femmes à prendre du temps pour elles-mêmes, que j’ai beaucoup réfléchi quant à la gestion de MON temps à moi. Elle m’a aidée à y voir plus clair dans les tic-tacs, tic-tacs qui m’appartiennent vraiment dans une journée déjà bien remplie! Ensemble, on a d’abord fait l’inventaire de chaque minute d’une journée dite normale.

Ô surprise(?), j’ai rapidement constaté qu’il ne me restait pas énormément de temps pour moi… mais il en restait quand même (fiou!). À partir de ce constat, j’ai dû prendre des décisions quant aux activités que je désirais faire en déterminant lesquelles cadraient réellement dans mon horaire quotidien.

Non seulement cette prise de conscience allège ma vie mais elle me fait également apprécier à 200% mes petits moments juste à moi. Je les déguste avec joie à chaque fois qu’ils passent et je ne me sens pas frustrée de devoir cesser une activité car je SAIS que j’aurai à nouveau le temps pour la poursuivre plus tard. Ça peut vous sembler bien simple et anodin, mais essayez de faire l’exercice sérieusement et vous me reparlerez des résultats bénéfiques que cela engendrera sur votre mental de maman-à-la-maison! Essayer, c’est l’adopter!

Trois professeurs si dévoués pour une seule élève, c’est un univers de bonheurs renouvelés, de moments plus difficiles et intenses, d’apprentissage constant et surtout, de profonde humilité. Je remercie de tout mon cœur, mes petits professeurs adorés pour leurs enseignements quotidiens si précieux!

Merci à vous mes amours de faire de moi une meilleure personne à chaque jour.

jeudi 2 octobre 2008

Le temps des récoltes

Avec l’automne, le temps des récoltes est arrivé. L’abondance est partout dans la nature, l’air est parfumé du doux parfum de la pomme et des feuilles mortes. C’est aussi le temps de ramasser des feuilles (et de se jeter dans les tas!). C’est une saison merveilleuse qui me fait penser à quel point le vieil adage On récolte ce que l’on sème est juste.

En effet, en ce moment, nous sommes à récolter les fruits de nos efforts et ce dans plusieurs domaines de nos vies. Les enfants grandissent en beauté et nous font découvrir à chaque jour de nouvelles facettes de leur individualité.

C’est également à l’automne que nous nous sommes mariés, que nous avons eu notre premier enfant et que j’ai donné ma démission (Yéééé!!) et du même coup que je suis devenue maman-à-la-maison! Bref, de doux souvenirs rattachés à l’automne pour notre famille! Disons que si je devais dire à quelle saison le bonheur ressemble en ce moment, je dirais l’automne!

Je fête cette année mon 5eme anniversaire en tant que maman à la maison. Le temps passe tellement vite! Notre doux A fréquente maintenant la maternelle et dîne même à l’école! Il est tellement fier d’apprendre de nouvelles chansons, de bricoler et de se faire de nouveaux amis! Notre pétillant G a la chance d'aller jouer avec ses amis de la garderie trois jours par semaine et il adore ça! Quant à elle, notre belle O se gave du lait de sa maman, ensoleille nos journées de ses doux sourires et sème la joie dans mon coeur!

Pour ma part, mon rôle de maman évolue à chaque jour et ce, à la vitesse de l’éclaire. C’est pourquoi je tente par tous les moyens de profiter au maximum de mes bouts de choux car la première chose que je vais savoir c’est qu’ils vont nous demander la permission d'utiliser notre voiture!

Je suis tellement contente d’être là, présente, pour mes enfants à temps plein afin de les accompagner dans cette belle épopée qu’est l’apprentissage de la vie! Parfois les journées sont parsemées d’embûches de toutes sortes et le soir venu je me jette sur le divan, la langue à terre.

Oui c’est intense comme apprentissage mais tellement riche en expériences et en découvertes! On se découvre des talents cachés pour jongler avec des situations particulières, on découvre des traits de personnalité de nos enfants et on découvre des forces incroyables de famille. Notre famille.

Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour passer à travers les périples de ma vie de jeune maman avec humour et légèreté est de fraterniser avec d’autres mamans. C’est si bon de rire de nos péripéties autour d’une tasse de café, de se rendre compte qu’on n’est pas toute seule à vivre telle ou telle situation, de prendre des trucs pour régler tel conflit, ça rend plus zen notre quotidien! L’art de dédramatiser est propre à l’échange entre mamans. Je ne pourrais pas me passer de mes doses vitaminées quotidiennes d’amitié et des appels téléphoniques à ma mère! Merci les filles, merci maman!

J’ai toujours cru que mon métier de maman à la maison puisait sa force en l’amour que j’éprouve pour mes enfants. Je me suis donné pour mission de les élever dans l’abondance; l’abondance de temps, d’amour, de jeux, d’apprentissage et de découvertes. Même si ce n’est pas tous les jours la fête, la somme des moments que nous passons ensemble est synonyme de bonheur et d’abondance.

En tant que parents, mon amoureux et moi semons beaucoup d’amour dans notre jardin familiale et nous en récoltons aussi beaucoup! Chaque soir, entre la fin du souper et la période des bains-histoire-dodo, nous jouons, rions, dansons tous les cinq dans le salon. Des moments de pur bonheur.

Mon souhait le plus cher est que tous ces moments magiques que nous passons ensemble restent bien au chaud au creux des cœurs de mes enfants afin qu’ils puissent les inspirer lorsqu’ils seront grands. Je souhaite à mes enfants d’être doués pour le bonheur et de transmettre le flambeau à leur tour à leur famille…

mardi 30 septembre 2008

Derrière une maman à la maison, il y a toujours un papa

Bonjour! Je prends le contrôle de vos écrans pour vous donner un aperçu de ce que vit l’homme derrière la maman à la maison. Eh oui, je suis E, le papa de A, G et O et l’amoureux de M! Je ne prétends pas être un spécialiste, ni une référence en la matière; je veux seulement vous partager mon point de vue sur la question!

Lorsqu’on a décidé (ensemble!) que M resterait à la maison, je savais que je devrais assumer seul toutes les charges financières. Bienvenue dans le grand monde mon E! Je n’aurais pourtant jamais imaginé que je jouerais un jour ce rôle de père-pourvoyeur… Quand nous complétions nos études et qu’il n’était même pas encore question de bébé, M et moi n’en pouvions plus d’attendre le jour où on aurait deux salaires pour enfin arrêter de vivre comme de pauvres étudiants! Mais cette période fût de courte durée (et je ne le regrette pas une seconde!).

Les responsabilités, la pression (ainsi que la fatigue!) sont journalières, mais jamais autant que la satisfaction et le bonheur obtenus en retour! M et moi sommes, chaque jour, récompensés par nos amours d'enfants. Nous voyons les résultats des graines que nous plantons depuis leurs naissances et ça vaut cent fois un salaire supplémentaire.

Une chose est sûre, si on veut que l’aventure soit un succès, le travail d’équipe, la communication (et l’amour!) doivent être au rendez-vous en tout temps. Pardon? Vous dites? Ah oui…l’argent!

À go, pourvoyons!

Nul besoin de souligner que les voyages printaniers dans le sud et les étés en Europe ne sont pas pour nous! On se les permettra lorsqu’on aura bien investi dans l’éducation et la stabilité émotionnelle de nos enfants. Pas pour nous, non plus, les placements et les investissements financiers. Jamais personne ne me fera avaler d’ailleurs que le temps passé auprès de mes enfants n’est pas le plus prioritaire et le meilleur des investissements! Mais encore faut-il que ce temps soit de qualité et serve un but précis: faire de notre mieux pour que nos enfants deviennent des êtres humains bons et solides.

N’empêche que la vie demande de l’argent…Et que si la maman ne travaille pas, le papa doit rapporter! Bien sûr, le fait d’être le seul pourvoyeur ajoute une certaine pression, pour ne pas dire une pression certaine! Je sais que si je cessais de générer un revenu suffisant, on ne pourrait compter à long terme sur les revenus de contrat de M pour rencontrer nos obligations. Cette pression se reflète aussi dans la gestion des finances familiales; le paiement des comptes, les impôts et l’argent qui fond! Tout ça peut devenir très lourd à porter surtout si on le garde pour soi. Et voilà pourquoi, la communication est essentielle! Le fait de le partager avec sa douce allège souvent le fardeau, croyez-moi! Mais mon meilleur allié pour alléger cette pression est de ne jamais oublier pourquoi on a fait ce choix. Périodiquement, il est bon de se rappeler que si la maman est à la maison et que le papa travaille fort, c’est d’abord pour le bien-être de l’enfant et non à son détriment! Si pour réussir à pourvoir aux besoins matériels de tous, le papa n’est jamais présent, on manque le bateau… et il pourrait bien couler!

Un papa, ça ne fait pas que travailler!

L’importance de la présence du père pour la stabilité émotionnelle et psychologique de l’enfant a été maintes fois démontrée et j’y crois fermement. C’est très bien que la maman sacrifie de belles années de travail pour être à temps plein avec ses enfants, mais ça ne doit pas se faire au prix de l’absence du père. Quand on pense vraiment au bien-être des enfants, je crois qu’il faut que le père s’investisse le plus possible auprès d’eux. Ceci peut toutefois devenir conflictuel avec le fait de travailler aussi le plus possible… Le don d’ubiquité n’appartient qu’à un seul Père, et j’ai bien peur mesdames que ce dernier ne soit pas disponible!

Il peut donc être nécessaire en cours de route de s’ajuster et de se demander si on sert toujours les intérêts de notre progéniture et si on est le père présent que l’on voudrait être. Est-ce qu’on peut encore couper dans des dépenses superflues? Est-ce qu’on a vraiment besoin (je dis bien besoin) d’une si grosse maison? Est-ce qu’on peut demander à notre employeur de compresser 5 jours en 4? Est-ce qu’on peut lui demander de faire une partie du travail à la maison 1 ou 2 jours par semaine? Ça ne s’est jamais fait dans votre compagnie? Soyez le premier et le pionnier de l’amélioration de la conciliation travail-famille dans votre milieu!

Parfois, le fait d’être travailleur autonome permet de pouvoir arranger plus facilement son horaire et de faire les mêmes revenus qu’un salarié mais en moins de temps. Il faut être créatif et parfois créer des nouveaux modèles de travail dans notre domaine lorsqu’on désire avoir le plus de temps possible à la maison. Les recettes toutes faites n’existent pas. Il faut prendre les différents ingrédients et les mélanger à sa façon. Parlant d’ingrédients, n’oubliez surtout pas la bière occasionnelle avec les chums, c’est essentiel pour le moral!

Dans mon cas, j’ai le privilège (au prix de longues études par contre!) de pouvoir faire un salaire décent tout en me permettant de me libérer une journée par semaine. Cet horaire de travail permet également à M d’avoir une journée bien à elle. Pour moi, il était très important d’être un papa présent à la maison le plus souvent possible, quitte à diminuer mon revenu annuel. Après tout, les concessions sont toujours moins difficiles à faire lorsque c’est fait par amour, n’est-ce pas?

Je trouve malheureux que la société de consommation nous incite à acheter gros (grosse maison, grosse voiture, grosse télé, etc.)… Ce rythme peut être difficile à supporter et même nous empêcher d’être, à un certain moment, le parent que l’on voudrait être.
Prendre sa place

Avant d’en avoir moi-même, je n’avais pas eu beaucoup d’expérience avec de jeunes enfants. On se sent alors non-qualifié pour en prendre soin… Le premier réflexe peut être de se sauver et de se cacher derrière le fait qu’on doit travailler tout le temps pour boucler les fins de mois, ce qui nous soustrait aux tâches de nounou! Mais donnons-nous la peine de briser la barrière de la première couche, de la première crise ou du premier biberon, et on se sentira alors prêt à en faire toujours plus et à vouloir travailler toujours moins! Mon baromètre personnel fût de passer toute une journée, puis plus tard toute une fin de semaine, seul avec A lorsqu'il était petit. Ce sont ces moments privilégiés en compagnie de mon beau garçon qui m’ont enlevé le plus mes doutes sur notre choix et qui me rendent le plus fier!

Idéalement, plus M aura de contrats, plus je réduirai mes heures de travail pour en arriver à l’équilibre souhaité: deux parents qui travaillent chacun la moitié du temps! Ainsi, les enfants auraient toujours un parent à la maison et passeraient du temps de qualité autant avec le père que la mère. Tout ça en attendant le jour J de l’entrée à l’école de la petite dernière, qui sonnera (peut-être!) le retour au travail à temps plein pour les parents.

Sur ce, je vous laisse aller jouer le rôle le plus important de votre vie et vous laisse aux bons soins de ma belle M pour sa prochaine chronique. Au revoir!

Le bonheur est dans la maison!

Jamais je n’aurais cru que je serais, un jour, maman-à-la-maison! À la naissance de notre premier fils, une fée-clochette m’a jeté un merveilleux sort et depuis ce jour, je n’ai qu’une idée en tête: celle de rester à la maison pour y élever notre enfant.

Durant mon premier congé de maternité, j’en ai profité pour me dessiner une nouvelle vie «sur-mesure» qui me va maintenant comme un gant. Dès le tout début, E, mon amoureux et complice, m’a épaulé et ensemble, nous avons évalué la situation, élaboré un budget et avons enfin pris la grande décision!

Je suis fière de nous deux car nous avons pris notre courage à deux mains (ce n’est pas une décision facile à prendre que d’abandonner un emploi stable, bien rémunéré, avec tous les avantages sociaux). Nous avons pensé à toutes les solutions possibles afin que notre beau A puisse passer sa petite enfance auprès de nous. Mon E adoré a également décidé de diminuer ses heures de travail afin de profiter au maximum de ces belles années qui ne reviendront jamais. Après tout, nous avons toute la vie pour travailler, tandis que les enfants grandiront si vite!

Lorsque notre petit A a soufflé sa première chandelle, j’ai remis ma démission à mon employeur et j’ai démarré mon entreprise de communications à la maison. À travers ces grands courants de changements qui traversent ma vie, jamais je n’ai été aussi heureuse!

Malgré la réduction des revenus familiaux et les conséquences que cela engendre, la vie n’a jamais été aussi douce. Je dirais même que des opportunités inattendues s’offrent à nous comme des cadeaux du ciel pour nous féliciter d’avoir pris la bonne décision. Nous sommes plus libres et plus à l’écoute des choses simples de la vie et ça, c’est magique!

La vie est plus douce parce qu’on a maintenant le temps de la goûter pleinement, de la savourer et le luxe suprême de la VIVRE! Chaque petit détail de la vie quotidienne prend alors toute son importance et on redécouvre les joies de cultiver les petits bonheurs tout simples. J’aime entendre les petites voix le matin dire «Maman», me lever, aller les embrasser, prendre le temps de dire bon matin à tous les toutous présents dans leurs chambres, déjeuner ensemble tranquillement en écoutant du jazz et en riant. Rien que ça, c’est du bonheur à l’état pur que nous avons eu le privilège de vivre!

Mon Dieu, Bouddha, Allah, univers infini… merci! Merci car des milliers d’autres parents ne peuvent tout simplement pas se permettre ce choix et doivent courir du matin au soir pour payer les factures et faire manger leur famille. Même si nous sommes loin d’être fortunés, je sais que nous sommes choyés d’avoir eu la liberté de choisir.

Par contre, je sais aussi que plusieurs autres parents pourraient prendre la même décision que nous s’ils le désiraient vraiment. Il suffit d’accepter de vivre avec les compromis qu’il faut faire… réduire ses dépenses, ralentir son rythme de vie, mettre en veilleuse ou ralentir sa carrière et être capable de vivre avec ses enfants 7 jours par semaine!

Et côté carrière, n’oublions pas qu’entre la naissance d’un enfant et son entrée à l’école, il n’y a que 5 petites années! Je considère donc que ma carrière ne sera pas perdue car après 6-7 ans à temps partiel, j’aurai encore tout le temps de passer à une vitesse de croisière supérieure! Et je serai toujours extrêmement fière du temps que j’aurai investi sur l’éducation de mes enfants!

Rester à la maison est, pour moi, une façon de contribuer à la société en travaillant fort pour élever des êtres humains sains, équilibrés et bien dans leur peau et qui sont la relève de demain. En aidant mes enfants à partir du bon pied dans la vie avec une base solide, je considère que je joue un rôle important pour ma collectivité.

Être parent présent à la maison est merveilleux. Mais comme toute médaille a son envers, je vous dirais que la routine, la sacro-sainte routine propre à l’enfance nous suit comme notre ombre et est parfois étouffante. J’avoue que ça m'a pris plus d'un an dans mon nouveau rôle, à ne plus être en manque d’adrénaline tant j’étais habituée de rouler à une vitesse de croisière beaucoup plus rapide dans mon «autre vie»!

Mais aujourd'hui, après avoir été à la fois maman-à-la-maison et travailleur autonome à temps plein durant les deux dernières années, je peux affirmer haut et fort qu'être une maman-à-la-maison à temps plein est la plus sage décision que j'ai pu prendre dans ma vie! J'ai enfin le temps de vivre et de laisser monter qui je suis vraiment afin d'éventuellement faire ce que j'aime côté professionnel.

En 2006, la vie nous a fait le cadeau d'un beau gros garçon: notre charmant G. Puis, cette année, nous avons à nouveau été choyés par la venue au monde d'une mignonne petite fille (de 9 livres et demi...): notre douce O! Quel bonheur que d'être maman-à-la-maison et de profiter de ces chers bouts d'amour à temps plein! Rien ne vaut les moments passés auprès d'eux. Rien!

Pour moi, le bonheur est dans la maison! (et non je suis pas une bonne-femme avec des bigoudis sur la tête, qui se fait vivre par son mari et qui a renoncé à son autonomie!)

Signé: Une femme qui travaille en équipe avec son chum et qui a décidé de mettre entre parenthèses sa vie professionnelle le temps de faire pousser ses petits bouts de choux avec beaucoup d'amour.