Y a quelqu'un qui veut m'aider? Helen? Regina? Dominique? *soupir*
jeudi 20 mai 2010
Simplifier ma vie:: oui, je le veux!
Y a quelqu'un qui veut m'aider? Helen? Regina? Dominique? *soupir*
mercredi 6 janvier 2010
Une belle année toute neuve!
jeudi 22 janvier 2009
Réflexion d'une mère sur le temps
Lorsque G n'avait que deux mois, j'ai été rédactrice en chef web à partir de la maison tout en m'occupant de mes deux enfants à temps plein. Je réalise avec le recule que je me définissais alors par mon travail plutôt que par le fait que j'étais *aussi* une maman à la maison avec deux enfants! J'avais si peur de perdre ma place dans l'univers des communications, de passer pour une ratée sur le marché du travail que cela m'a fait faire des faux pas en tant que maman. Nul besoin de vous dire que j'ai passé à deux cheveux de l'épuisement total. Sans mentionner le fait que je ne pouvais pas être totalement présente pour mes enfants et ce, malgré le fait que j'étais physiquement avec eux. Oui, je me suis sentie coupable. Je vous l'assure.
Cependant, j'ai beaucoup appris sur ce qu'il m'est possible de faire en 24 heures, sur ce que je désire léguer à mes enfants et sur ce qui est essentiel et ce qu'il ne l'est pas.
Hier soir en me couchant, j'ai longuement réfléchie malgré ma fatigue très intense des derniers temps. Je jonglais avec mon impression persistante de toujours manquer de temps pour tout faire ce que j'ai le goût de faire (et faire les autres choses super excitantes comme le ménage, la vaisselle, le lavage, le pliage, etc.).
Et je crois que j'ai trouvé une parcelle de bon sens. Une façon plus saine de gérer mon temps.
En tant que femmes, en tant que mamans, je crois que nous voulons toutes nous sentir à l'aise dans nos vies. Mais notre instinct de survie fait en sorte que nous essayons de trouver plus de minutes et des heures chaque jour pour faire les choses que nous apprécions, alors qu'en réalité, la façon de se sentir à l'aise dans nos vies n'a presque rien à voir avec la durée.
C'est plutôt dans la qualité du temps que dans la quantité qu'elle réside.
Et quand on s'engage dans une activité en étant totalement impliquée dans ce que l'on fait plutôt que d'essayer de caser tout en une seule journée, une semaine ou même un mois, on fait l'expérience d'avoir l'impression d'avoir plus de temps.
Ce qui nous fait alors nous sentir bien dans votre vie. To feel at home.
Qu'en pensez-vous?
De mon côté, je vais prendre une grande respiration et je vais m'impliquer totalement dans le ramassage de la cuisine. Qui vient m'aider?
mercredi 21 janvier 2009
Pourquoi j'ai voulu apprendre à coudre, à tricoter, à broder, à cuisiner, à jardiner...
Lorsqu'elle s'assoyait à sa machine à coudre, la magie s'opérait. Le bruit de la machine en marche, les tissus qui jonchaient le sol et les trésors qui en résultaient ont peuplé mon enfance.
Quel bonheur de m'endormir avec mon petit oreiller-doudou fabriqué à partir du tissu d'une vieille robe de chambre de ma mère! Quelle fierté de porter les vêtements uniques dont maman venait de me confectionner juste pour moi et dont j'avais choisi le tissu et les appliqués! Quel enchantement que de transporter partout avec moi la petite pochette zippée que maman m'avait fait à partir d'un vieux chandail et dans laquelle était caché un tout petit album photo rien que pour moi!
Ces souvenirs sont profondément ancrés dans mon coeur. J'ai d'ailleurs toujours en ma possession ma pochette à minialbum photo et les sentiments qui m'habitent lorsque je la prends sont les mêmes que lorsque j'étais petite.
Est-ce que tout ce que ma mère faisait était parfait, droit, dans les meilleurs tissus au monde? Non. Mais dans mon coeur de petite fille, je n'aurais rien souhaité de mieux que ce que ma mère créait pour moi. Avec tout son amour.
Même chose dans la cuisine. Que ça faisait du bien de rentrer dans la maison où l'air sentait bon la cuisine maison! C'était sécurisant.
Lors de ma troisième grossesse, j'ai ressenti une forte pulsion pour renouer avec les arts manuels comme la couture, le tricot et la broderie.
Avec mon bedon rond, j'ai transporté ma machine à coudre (et le meuble) pour prendre des cours de couture. J'ai aussi demandé à ma mère de me montrer à tricoter. Je voulais faire une doudou en tricot pour ma fille. Je l'ai commencée et ma mère l'a terminée. Mais elle est magnifique. Parfaite, avec ses petits trous, là où mes mains avaient fait leur travail quelque peu maladroit. Mais avec amour!
Aujourd'hui, je ne peux vous décrire la joie que je ressens lorsque mes deux garçons me demandent de coudre. Ils aiment entendre le moteur de la machine, me voir coudre les tissus ensemble et constater les résultats!
Quel bonheur que de suspendre la guirlande que j'ai faite pour les anniversaires des membres de la famille! Cette guirlande n'est pas une oeuvre d'art, mais elle est significative pour nous. Elle a été faite dans des tissus que j'avais depuis un bon moment. Elle sera suspendue joyeusement à chacun de nos anniversaires et sera témoin de nos moments de célébration en famille. Lorsque je l'ai suspendue pour la première fois, mon petit G dont ce sera l'anniversaire bientôt, était tellement content! Des étoiles brillaient dans ses yeux. Il retournait la déguster des yeux toutes les cinq minutes et s'exclamait devant elle : comme c'est beau!
Idem pour les pochettes à album photo que j'ai fait pour Noël.
Attendez que G voie sa doudou et l'oreiller que je lui confectionne pour son anniversaire!
Je tricote présentement - lentement, un rang à la fois, comme je le disais - un foulard. Juste pour le plaisir de tricoter, de travailler avec mes mains. J'aime beaucoup le plaisir que cela me procure et tout particulièrement lorsque mes petits sont autour de moi. On chante, on jase, on rit pendant que la laine file sous mes doigts de moins en moins engourdis! J'aime.
Le soir, avant de me coucher, je feuillète mon livre de broderie et je me détends en imaginant toutes les belles choses que je broderai dans un avenir pas si lointain. Je broderai des choses pour notre famille. Des choses qui resteront dans la famille et qui auront une signification pour nous. Je le ferai avec...amour!
Depuis l'arrivée de mes petits dans ma vie, j’ai réalisé que le rôle de mère est bien plus qu’une fonction, bien plus qu’une dénomination. Devenir maman m’a permis de découvrir une nouvelle dimension à l’amour. Être une maman, c’est aimer un petit être à une profondeur et dans une ampleur qui lie pour toujours nos destinées. La maternité a bouleversé non seulement mon corps, mais mon esprit aussi. J'ai le goût de créer pour eux. J'ai le goût de laisser ma marque non pas dans la performance, mais dans la créativité.
Voilà pourquoi j'ai décidé d'apprendre à coudre, à tricoter, à broder, à cuisiner, à jardiner...
jeudi 15 janvier 2009
Citation délicieuse
''Éduquez vos parents, écoutez vos enfants.''- Pierre Morency
Moi je l'aime beaucoup! Je crois au fait que nous devrions prendre plus souvent le temps d'écouter vraiment ce que les enfants ont à dire. Nous avons tant à apprendre d'eux! Rester humble à leurs côtés afin de continuer à grandir, j'y crois sincèrement!
mercredi 14 janvier 2009
Du temps pour les enfants
Cela a commencé par la lecture d'une petite histoire que l'auteur Claire Pimparé nous raconte dans son nouveau livre Ces parents que tout enfant est en droit d'avoir et qui m'a profondément bouleversée.La voici en photo car ce serait trop long à retranscrire. Cliquez sur les photos pour les voir en grand format.
Touchant, n'est-ce pas?
Depuis que j'ai lu cette petite histoire, je suis plus qu'heureuse de réaliser une fois de plus la chance que nous avons que je puisse rester à la maison durant la petite enfance de nos enfants. Une chance merveilleuse pour eux, pour moi, pour toute la famille.
Le goût du bonheur à la maison est encore plus savoureux lorsque l'on réalise que j'ai le temps de jouer avec mes enfants, de les laisser se lever lorsque leur dodo est terminé, de leur offrir un lit confortable et un environnement calme pour la sieste de l'après-midi, de cuisiner avec eux et pour eux, de leur laisser tout le temps pour s'imprégner des odeurs et sons de leur maison tant aimée. J'en savoure chaque instant, croyez-moi.
Une fureur et une urgence de vivre m'habitent. Je désire être une artiste engagée dans la co-création de leur enfance et de leur vie future. Et en mon sens, cela passe par la participation active dans leur vie. Pas d'ingérence, seulement beaucoup d'amour, d'attention et de tendresse. Et du temps...
Trop d'enfants sont pris dans le tourbillon du métro-boulot-dodo de leurs parents. Lire une histoire, malheureusement trop réelle, me fait mal à mon coeur de maman. Je ne juge pas les parents qui sont pris dans ce tourbillon. J'imagine qu'ils ont mal, eux aussi, à leur coeur de parent. Car je crois que la majorité d'entre nous réalisons que ce dont les enfants ont le plus de besoin c'est: leurs parents!
Soyons présents pour eux! Écoutons ce qu'ils ont à nous dire, si petits soient-ils...
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Un pique-nique en plein coeur de l'hiver
G, O et moi sommes partis faire un petit pique-nique pour notre collation du matin. Nous avons apporté avec nous une belle couverture toute douce, un panier plein de victuailles et nos plus beaux sourires.
Il fait présentement -20C dehors et malgré tout, nous sommes en train de pique-niquer. C'est trop génial!
Une tradition qui restera ancrée dans nos rituels de famille pour longtemps! Pique-niquer dans le salon, c'est tellement amusant!
Un après-midi de tempête...bien au chaud!
A et moi avons passé un petit moment en tête à tête hier après l'école.
Nous en avons profité pour préparer le meilleur Jello aux cerises au monde et pour prendre une pause collation-tisane rien que nous deux. Nous avons discuté des sujets les plus sérieux du monde. Mais ça, c'est notre secret! ;-)
Aux dires de A, ce fut bon comme moment mais trop court. Mais nous avons convenu de réitérer l'expérience encore et encore car...c'est génial de passer du temps ensemble. Rien que nous deux!
Une belle découverte!
Je vous présente le CD intitulé Voyage au pays de Naréha. C'est une histoire inspirante, magiquement merveilleuse qui stimulera l'imagination des petits et grands en vous transportant dans un monde où tout est possible. Relaxant...Mes enfants deviennent sérieux en l'écoutant. Ils entrent vraiment dans l'histoire et leurs yeux brillent! Comme nous faisons des maisons pour les lutins de la nature et que le personnage principal de cette histoire en est un, laissez-moi vous dire qu'ils adorent!
Une belle façon de passer du temps avec les enfants sans avoir à faire quoi que ce soit sauf d'être totalement présent...
jeudi 27 novembre 2008
L'épluche carottes turbo-propulsé
lundi 24 novembre 2008
Le pouvoir du moment présent
En tant que maman-à-la-maison (une belle paranthèse dans ma vie de femme professionnelle aussi...), cette citation m'a beaucoup fait réfléchir tandis que j'étais à nouveau en train d'allaiter. (Dieu que je me sens comme une vache laitière plus souvent qu'autrement!)
En effet, un jour, oui un jour, je redeviendrai moi aussi pourvoyeur de la famille, venant ainsi renflouer les caisses familiales. Mais après ces années passées auprès de mes enfants à redécouvrir les plaisirs juteux de la liberté, de la créativité et de la passion, pensez-vous que j'ai le goût de me retrouver dans un merrrrrveilleux et très inspirant cubicule brun? Noooooooon!!
Je suis donc constamment à la recherche d'idées rentables pour faire partie de la génération des Mom-preneurs ou à la recherche d'entreprises merveilleuses qui offrent des produits ou services qui cadrent bien avec mes valeurs (de gauche...) et qui valorisent la famille. Dire que ma tête tourne à 100 mille à l'heure est un bien faible mot!
Mais cette belle citation est venue ralentir mes méninges et m'a fait du bien. Comme je suis persuadée de ne pas être seule dans cette barque de maman-à-la-maison-qui veut-tout-faire, je la partage avec vous.

Je vous invite également à vous inscrire à une dose matinale quotidienne de pensées comme celle-ci, livrée directement dans votre boîte courriel. Ça fait du bien...
«Pour changer l'avenir, il n'y a qu'à changer le présent. Et le vrai avenir commence par un engagement triomphal dans le présent.»
– Stuart Avery Gold
dimanche 23 novembre 2008
Moment de gratitude en pyjama
1) J'aime regarder mon bébé dormir le matin à mes côtés. Elle est si belle...Y-a-t-il quelque chose de plus beau et de plus relaxant qu'un bébé qui dort paisiblement?
2) J'aime entendre et voir mes garçons jouer ensemble et s'inventer des jeux de rôles. Constater les belles idées qu'ils ont en tête, être témoin de leur complicité, voilà mon bonheur!
3) J'aime nous savoir tous les cinq réunis sous le même toit. Mon beau E à mes côtés, la vie est encore plus belle et plus douce...
4) J'aime la période du temps des fêtes qui se pointe à l'horizon. Nous avons sorti nos déco de Noël en fin de semaine. C'est magique! Ajoutez à cela une petite dose de musique de Noël et c'est la féérie assurée!
5) J'aime les petits projets de réaménagement de la maison que j'ai en tête et qui vont se concrétiser certainement bientôt! À suivre...
6) J'aime voir ma fille grandir et prendre du poids...tout ça grâce à mon lait!
7) J'aime les façons simples de dire merci, de montrer notre gratitude que je viens de découvrir.
8) J'aime regarder mes courriels et écrire ici...en pyjama le matin, avant de déjeuner. Oui, j'aime vraiment ça!
9) J'aime quand vous me laissez des messages ici pour me donner vos commentaires, vos impressions, vos inspirations! J'aime nous savoir liées par quelques mots! Merci...
Bonne journée!
samedi 8 novembre 2008
La nuit, quand tout le monde dort (ou presque)
Maudites soyez vous qui vous cachez, bien au fond du petit nez de mon bébé, afin d'être bien certaines que je ne puisse les attraper avec le mouche-bébé!
Vous êtes sans coeur de l'empêcher de respirer à son aise lorsqu'elle dort ou qu'elle boit la nuit durant!
Vous pourriez au moins vous attaquer à plus grande qu'elle, comme à moi par exemple! Mais non! Vous savez trop bien que je vous expulserais en moins de deux dans le fond d'un vieux kleenex!
Vous préférez donc vous en prendre à mon bébé sans aucun scrupule.
Maudites soyez-vous!
Je vous aurai bien un jour.
Signé: Une mère qui n'en peu plus de se réveiller aux deux heures la nuit.
mercredi 5 novembre 2008
Trop c'est comme pas assez!
vendredi 24 octobre 2008
Patience
Patience
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, RechercherLa patience est l'aptitude de quelqu'un à se maîtriser face à une attente, à rester calme dans une situation de tension ou face à des difficultés, ou encore la qualité de persévérance.
La patience est, à travers le monde et les croyances, une qualité essentielle requise pour celui qui aspire à la sagesse. Comme la méditation, la patience s'acquiert et s'exerce ; elle demande un effort de concentration et de maîtrise de soi qui est opposé en général à l'agitation naturelle, à l'impatience innée. Si la patience quotidienne est parfois « récompensée » par un bien – par exemple l'attente sage du petit enfant auquel on offre un cadeau en récompense – la patience religieuse est une clé pour l'aboutissement de soi et n'a pas exactement la même valeur morale. Le sens commun de la patience correspond à une réalité qui est à distinguer de la patience spirituelle, élément essentiel de nombres de croyances.
Voilà ce que j'ai pu mettre en pratique aujourd'hui. Je suis assez bonne élève.; mes petits professeurs ne me donneront peut-être pas 100% mais sûrement au-dessus de la note de passage! ;-)
Pensée d'hier:: prémonitoire??
Voyez vous, aujourd'hui, c'est une journée pédagogique. Une journée de congé donc. J'étais super heureuse à l'idée de passer la journée avec les enfants à la maison. Mais voilà que les fistons, et bien, y sont ''balade'' (lire malade, avec le nez congestionné)!

Et puis après? me direz-vous.
Et puis après?? Y sont grognons, fatigués, marabouts, impatients. Mes beaux projets de rigoler, jouer dehors, courir avec eux, Pfchiiitt! Envolés!
Je joue donc le rôle de la mère sacrifice. Celle qui se consacre à ses enfants (même si ils ne sont pas du monde!), qui joue constamment au pompier à éteindre des feux entre ces deux marsouins à la mèche courte, tente de les faire manger et de les coucher pour une sieste (en se croisant les doigts et les orteils pour que l'aîné fasse un vrai dodo!). Celle qui a mal à la tête tellement elle se retient pour ne pas crier ou se sauver en courant! Hiiiiiiiii!
En mère dépassée que je suis, je vous avouerai que je ne trouve pas ma journée très palpitante. Vous l'aurez deviné...
...
Les enfants sont maintenant couchés, la maison est soudain bien tranquille. Ça fait du bien un ti-brin. Et voilà que je tombe sur une autre citation qui me pousse à me remettre en question et me fait réfléchir. La voici:
''Rien n'est plus facile que de critiquer !
La difficulté réside à convertir ce qui est négatif en positif. ''Will Rogers
Ok. Lorsque mes garçons enrhubés se lèveront (espérons, plus de bonne humeur que cet avant-midi!), je me transformerai en un ange de patience. Promis. Question de ne pas ruiner complètement notre journée!
En attendant, je vais en profiter pour respirer profondément et tranquillement...
mercredi 15 octobre 2008
La crème des professeurs!
Entre autres, mes petits professeurs m’enseignent à pratiquer ma patience, à me forger une créativité à toute épreuve et à agir, en tout temps, avec douceur. Lorsqu’il est cinq heure, que je dois préparer le souper, que mon professeur de cinq ans veut me montrer ses beaux dessins qu'il rapporte de la maternelle, qu'il me dit qu'il a faim, que mon professeur de deux ans et demi veut du lait, veut se faire prendre, veut jouer au ballon avec moi, a envie de pipi (tout ça en même temps!) pendant que l’autre professeur de deux mois a décidé de faire des tétées groupées (c’est-à-dire qu’elle hurle si on l’enlève du sein nourricier), je vous assure que c’est l’occasion idéale pour mettre en pratique ce que j’ai appris!
Avec patience, douceur et beaucoup de créativité, j’arrive, tant bien que mal, à réussir ces petits examens-éclairs que mes professeurs s’amusent à parsemer couramment dans mes journées…
Le fait de côtoyer quotidiennement ces trois charmants professeurs m’a également fait comprendre que nous, chers adultes, prenons trop souvent les choses au sérieux et que nous nous en faisons généralement avec des détails. Leurs contacts m’aide à moins m’en faire avec tout et rien... L’automobiliste devant moi ne roule pas assez vite? Pas grave! Je regarde dans le rétroviseur arrière et je lance: «Regardez mes amours comme il fait beau dehors! Les feuilles changent de couleurs! C'est magnifiiiiques!».
Grâce à mes formateurs, j’ai incontestablement retrouvé la légèreté de vivre que j’éprouvais enfant. Avoir l’immense privilège de prendre part à leur quotidien, d’être le témoin aux premières loges de leurs ébats de vie a grandement contribué à m’aider à lâcher prise sur les évènements et à chercher à entourer ma famille de moments joyeux et positifs; pas toujours facile à faire mais je vous jure que j’essaie de tout mon cœur!
Vivre avec mes petits enseignants m’apprend aussi à définir mes priorités. En effet, avec le peu de temps qu’il me reste dans une journée, je me fais dorénavant le devoir de choisir des occupations qui me passionnent et qui conviennent à ma profession temporaire de maman-à-la-maison, tout en recherchant la compagnie de personnes avec qui j’ai réellement du plaisir.
Quoi qu’il en soit, la complexité passagère de ma vie représente une épopée des plus enrichissantes qu’il me soit arrivé de vivre jusqu’à présent. En m’obligeant à faire un peu de ménage dans ma vie et à me familiariser avec le concept de gestion de temps, ce manque de temps aura été bénéfique pour ma famille et moi. Avant d’avoir des enfants, la gestion de mon temps était assez simple, merci! Pas de casse-tête pour trouver le meilleur moment de la journée pour prendre ma douche, ni de savants calculs pour trouver comment faire un peu d’exercice ou encore voir mes amies… ma vie était à sa plus simple expression. Aujourd’hui, avec trois rejetons greffés littéralement à mon cœur, à ma tête et à mon corps, ma vie se joue plutôt à l’impératif présent.
C’est d’ailleurs grâce à une amie, qui est également psychothérapeute et dont une des spécialisations est d’aider les femmes à prendre du temps pour elles-mêmes, que j’ai beaucoup réfléchi quant à la gestion de MON temps à moi. Elle m’a aidée à y voir plus clair dans les tic-tacs, tic-tacs qui m’appartiennent vraiment dans une journée déjà bien remplie! Ensemble, on a d’abord fait l’inventaire de chaque minute d’une journée dite normale.
Ô surprise(?), j’ai rapidement constaté qu’il ne me restait pas énormément de temps pour moi… mais il en restait quand même (fiou!). À partir de ce constat, j’ai dû prendre des décisions quant aux activités que je désirais faire en déterminant lesquelles cadraient réellement dans mon horaire quotidien.
Non seulement cette prise de conscience allège ma vie mais elle me fait également apprécier à 200% mes petits moments juste à moi. Je les déguste avec joie à chaque fois qu’ils passent et je ne me sens pas frustrée de devoir cesser une activité car je SAIS que j’aurai à nouveau le temps pour la poursuivre plus tard. Ça peut vous sembler bien simple et anodin, mais essayez de faire l’exercice sérieusement et vous me reparlerez des résultats bénéfiques que cela engendrera sur votre mental de maman-à-la-maison! Essayer, c’est l’adopter!
Trois professeurs si dévoués pour une seule élève, c’est un univers de bonheurs renouvelés, de moments plus difficiles et intenses, d’apprentissage constant et surtout, de profonde humilité. Je remercie de tout mon cœur, mes petits professeurs adorés pour leurs enseignements quotidiens si précieux!
Merci à vous mes amours de faire de moi une meilleure personne à chaque jour.
jeudi 2 octobre 2008
Le temps des récoltes
En effet, en ce moment, nous sommes à récolter les fruits de nos efforts et ce dans plusieurs domaines de nos vies. Les enfants grandissent en beauté et nous font découvrir à chaque jour de nouvelles facettes de leur individualité.
C’est également à l’automne que nous nous sommes mariés, que nous avons eu notre premier enfant et que j’ai donné ma démission (Yéééé!!) et du même coup que je suis devenue maman-à-la-maison! Bref, de doux souvenirs rattachés à l’automne pour notre famille! Disons que si je devais dire à quelle saison le bonheur ressemble en ce moment, je dirais l’automne!
Je fête cette année mon 5eme anniversaire en tant que maman à la maison. Le temps passe tellement vite! Notre doux A fréquente maintenant la maternelle et dîne même à l’école! Il est tellement fier d’apprendre de nouvelles chansons, de bricoler et de se faire de nouveaux amis! Notre pétillant G a la chance d'aller jouer avec ses amis de la garderie trois jours par semaine et il adore ça! Quant à elle, notre belle O se gave du lait de sa maman, ensoleille nos journées de ses doux sourires et sème la joie dans mon coeur!
Pour ma part, mon rôle de maman évolue à chaque jour et ce, à la vitesse de l’éclaire. C’est pourquoi je tente par tous les moyens de profiter au maximum de mes bouts de choux car la première chose que je vais savoir c’est qu’ils vont nous demander la permission d'utiliser notre voiture!
Je suis tellement contente d’être là, présente, pour mes enfants à temps plein afin de les accompagner dans cette belle épopée qu’est l’apprentissage de la vie! Parfois les journées sont parsemées d’embûches de toutes sortes et le soir venu je me jette sur le divan, la langue à terre.
Oui c’est intense comme apprentissage mais tellement riche en expériences et en découvertes! On se découvre des talents cachés pour jongler avec des situations particulières, on découvre des traits de personnalité de nos enfants et on découvre des forces incroyables de famille. Notre famille.
Le meilleur moyen que j’ai trouvé pour passer à travers les périples de ma vie de jeune maman avec humour et légèreté est de fraterniser avec d’autres mamans. C’est si bon de rire de nos péripéties autour d’une tasse de café, de se rendre compte qu’on n’est pas toute seule à vivre telle ou telle situation, de prendre des trucs pour régler tel conflit, ça rend plus zen notre quotidien! L’art de dédramatiser est propre à l’échange entre mamans. Je ne pourrais pas me passer de mes doses vitaminées quotidiennes d’amitié et des appels téléphoniques à ma mère! Merci les filles, merci maman!
J’ai toujours cru que mon métier de maman à la maison puisait sa force en l’amour que j’éprouve pour mes enfants. Je me suis donné pour mission de les élever dans l’abondance; l’abondance de temps, d’amour, de jeux, d’apprentissage et de découvertes. Même si ce n’est pas tous les jours la fête, la somme des moments que nous passons ensemble est synonyme de bonheur et d’abondance.
En tant que parents, mon amoureux et moi semons beaucoup d’amour dans notre jardin familiale et nous en récoltons aussi beaucoup! Chaque soir, entre la fin du souper et la période des bains-histoire-dodo, nous jouons, rions, dansons tous les cinq dans le salon. Des moments de pur bonheur.
Mon souhait le plus cher est que tous ces moments magiques que nous passons ensemble restent bien au chaud au creux des cœurs de mes enfants afin qu’ils puissent les inspirer lorsqu’ils seront grands. Je souhaite à mes enfants d’être doués pour le bonheur et de transmettre le flambeau à leur tour à leur famille…
mardi 30 septembre 2008
Derrière une maman à la maison, il y a toujours un papa
Lorsqu’on a décidé (ensemble!) que M resterait à la maison, je savais que je devrais assumer seul toutes les charges financières. Bienvenue dans le grand monde mon E! Je n’aurais pourtant jamais imaginé que je jouerais un jour ce rôle de père-pourvoyeur… Quand nous complétions nos études et qu’il n’était même pas encore question de bébé, M et moi n’en pouvions plus d’attendre le jour où on aurait deux salaires pour enfin arrêter de vivre comme de pauvres étudiants! Mais cette période fût de courte durée (et je ne le regrette pas une seconde!).
Les responsabilités, la pression (ainsi que la fatigue!) sont journalières, mais jamais autant que la satisfaction et le bonheur obtenus en retour! M et moi sommes, chaque jour, récompensés par nos amours d'enfants. Nous voyons les résultats des graines que nous plantons depuis leurs naissances et ça vaut cent fois un salaire supplémentaire.
Une chose est sûre, si on veut que l’aventure soit un succès, le travail d’équipe, la communication (et l’amour!) doivent être au rendez-vous en tout temps. Pardon? Vous dites? Ah oui…l’argent!
À go, pourvoyons!
Nul besoin de souligner que les voyages printaniers dans le sud et les étés en Europe ne sont pas pour nous! On se les permettra lorsqu’on aura bien investi dans l’éducation et la stabilité émotionnelle de nos enfants. Pas pour nous, non plus, les placements et les investissements financiers. Jamais personne ne me fera avaler d’ailleurs que le temps passé auprès de mes enfants n’est pas le plus prioritaire et le meilleur des investissements! Mais encore faut-il que ce temps soit de qualité et serve un but précis: faire de notre mieux pour que nos enfants deviennent des êtres humains bons et solides.
N’empêche que la vie demande de l’argent…Et que si la maman ne travaille pas, le papa doit rapporter! Bien sûr, le fait d’être le seul pourvoyeur ajoute une certaine pression, pour ne pas dire une pression certaine! Je sais que si je cessais de générer un revenu suffisant, on ne pourrait compter à long terme sur les revenus de contrat de M pour rencontrer nos obligations. Cette pression se reflète aussi dans la gestion des finances familiales; le paiement des comptes, les impôts et l’argent qui fond! Tout ça peut devenir très lourd à porter surtout si on le garde pour soi. Et voilà pourquoi, la communication est essentielle! Le fait de le partager avec sa douce allège souvent le fardeau, croyez-moi! Mais mon meilleur allié pour alléger cette pression est de ne jamais oublier pourquoi on a fait ce choix. Périodiquement, il est bon de se rappeler que si la maman est à la maison et que le papa travaille fort, c’est d’abord pour le bien-être de l’enfant et non à son détriment! Si pour réussir à pourvoir aux besoins matériels de tous, le papa n’est jamais présent, on manque le bateau… et il pourrait bien couler!
Un papa, ça ne fait pas que travailler!
L’importance de la présence du père pour la stabilité émotionnelle et psychologique de l’enfant a été maintes fois démontrée et j’y crois fermement. C’est très bien que la maman sacrifie de belles années de travail pour être à temps plein avec ses enfants, mais ça ne doit pas se faire au prix de l’absence du père. Quand on pense vraiment au bien-être des enfants, je crois qu’il faut que le père s’investisse le plus possible auprès d’eux. Ceci peut toutefois devenir conflictuel avec le fait de travailler aussi le plus possible… Le don d’ubiquité n’appartient qu’à un seul Père, et j’ai bien peur mesdames que ce dernier ne soit pas disponible!
Il peut donc être nécessaire en cours de route de s’ajuster et de se demander si on sert toujours les intérêts de notre progéniture et si on est le père présent que l’on voudrait être. Est-ce qu’on peut encore couper dans des dépenses superflues? Est-ce qu’on a vraiment besoin (je dis bien besoin) d’une si grosse maison? Est-ce qu’on peut demander à notre employeur de compresser 5 jours en 4? Est-ce qu’on peut lui demander de faire une partie du travail à la maison 1 ou 2 jours par semaine? Ça ne s’est jamais fait dans votre compagnie? Soyez le premier et le pionnier de l’amélioration de la conciliation travail-famille dans votre milieu!
Parfois, le fait d’être travailleur autonome permet de pouvoir arranger plus facilement son horaire et de faire les mêmes revenus qu’un salarié mais en moins de temps. Il faut être créatif et parfois créer des nouveaux modèles de travail dans notre domaine lorsqu’on désire avoir le plus de temps possible à la maison. Les recettes toutes faites n’existent pas. Il faut prendre les différents ingrédients et les mélanger à sa façon. Parlant d’ingrédients, n’oubliez surtout pas la bière occasionnelle avec les chums, c’est essentiel pour le moral!
Dans mon cas, j’ai le privilège (au prix de longues études par contre!) de pouvoir faire un salaire décent tout en me permettant de me libérer une journée par semaine. Cet horaire de travail permet également à M d’avoir une journée bien à elle. Pour moi, il était très important d’être un papa présent à la maison le plus souvent possible, quitte à diminuer mon revenu annuel. Après tout, les concessions sont toujours moins difficiles à faire lorsque c’est fait par amour, n’est-ce pas?
Je trouve malheureux que la société de consommation nous incite à acheter gros (grosse maison, grosse voiture, grosse télé, etc.)… Ce rythme peut être difficile à supporter et même nous empêcher d’être, à un certain moment, le parent que l’on voudrait être.
Prendre sa place
Avant d’en avoir moi-même, je n’avais pas eu beaucoup d’expérience avec de jeunes enfants. On se sent alors non-qualifié pour en prendre soin… Le premier réflexe peut être de se sauver et de se cacher derrière le fait qu’on doit travailler tout le temps pour boucler les fins de mois, ce qui nous soustrait aux tâches de nounou! Mais donnons-nous la peine de briser la barrière de la première couche, de la première crise ou du premier biberon, et on se sentira alors prêt à en faire toujours plus et à vouloir travailler toujours moins! Mon baromètre personnel fût de passer toute une journée, puis plus tard toute une fin de semaine, seul avec A lorsqu'il était petit. Ce sont ces moments privilégiés en compagnie de mon beau garçon qui m’ont enlevé le plus mes doutes sur notre choix et qui me rendent le plus fier!
Idéalement, plus M aura de contrats, plus je réduirai mes heures de travail pour en arriver à l’équilibre souhaité: deux parents qui travaillent chacun la moitié du temps! Ainsi, les enfants auraient toujours un parent à la maison et passeraient du temps de qualité autant avec le père que la mère. Tout ça en attendant le jour J de l’entrée à l’école de la petite dernière, qui sonnera (peut-être!) le retour au travail à temps plein pour les parents.
Sur ce, je vous laisse aller jouer le rôle le plus important de votre vie et vous laisse aux bons soins de ma belle M pour sa prochaine chronique. Au revoir!


