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mercredi 13 avril 2011

Au-delà des mots...

...il y a ces moments qui se vivent et qui font tellement du bien!
 

 

 

 


 




  





 

Nous revenons bien reposés, détendus. Nous avons vu la neige, les montagnes et la mer. Nous avons mangé lorsque nous avions faim, dormi lorsque nous étions fatigués, créé côte à côte, j'ai étudié, il a lu et joué de la guitare, nous avons jasé encore et encore et avons également dégusté le silence.

Ces vacances, peu importe la forme qu'elles peuvent prendre, sont vraiment importantes pour refaire le plein d'énergie en tant qu'individu, que parents et amoureux. Pas besoin d'aller très loin pour décrocher et apprécier tant de bonheurs doux et simples...

Je reviens le coeur léger et joyeux! Retrouver notre tribu est une grande source de joie, vous l'aurez deviné!

J'en profite pour partager avec vous une belle nouvelle: j'ai reçu hier soir ma certification de KMCC (http://www.kaizenmuse.com/)! Après plusieurs mois d'études, de pratique et de cours, je suis vraiment contente de ce bel accomplissement! Comme quoi être maman à la maison, entrepreneur et étudiante est tout à fait possible!! Hourra!!

jeudi 10 mars 2011

Doux printemps, quand reviendras-tu?

Parce que de mon côté, mon état commence à refléter les hauts et les bas de Mère Nature! Au secours!!


Coup de blues de fin d'hiver qui n'en fini plus de finir...

dimanche 6 mars 2011

À porte fermée

Il faut donner du temps au temps.- Miguel de Cervantès
Fin de la semaine de relâche, je ferme la porte de mon atelier sur le reste de la maison assoupie durant l'heure de la sieste. Je ferme la porte sur mon quotidien et je m'offre du temps rien que pour moi.

Je saute, telle une affamée, dans mon matériel coloré, mes cahiers, d'un projet à l'autre, sans penser. Une seule chose à l'esprit: apaiser cette petite en moi qui a faim de créer. J'ai besoin de faire des choses sans réfléchir, sans planifier. J'ai besoin de me laisser porter par ce que je porte en moi. Envie de laisser sortir de belles choses et ce, par tous les moyens.

Telle une affamée que l'on poste devant un buffet à volonté qui pourrait disparaitre d'un instant à l'autre, je crée à toute vitesse. Je veux être en mesure de saisir cette étincelle créative qui veut éclore avant que cette parenthèse ne se ferme. J'ai besoin de créer maintenant. Même si je sais qu'il y aura d'autres moments comme ceux-ci bientôt. J'ai besoin d'accoucher de quelque chose qui reflète qui je suis en ce moment.

Et au fil d'arrivée, je pousse un soupir de profond soulagement.Après avoir gribouillé et barbouillé plusieurs pages à une vitesse folle, deux pages se dessinent devant mes yeux, tout en douceur. Je laisse aller. Je me sens bien.

Que la vie continue...








vendredi 11 février 2011

Un toutou sans tête? Adorable!

Il était une fois un petit (hum. un grand) garçon qui demandait fréquemment à sa maman s'il serait possible de confectionner ensemble un toutou. Un excellent projet lui répondait-elle! Un super projet qui ne prenait jamais vie.

Puis un après-midi où les deux plus petits faisaient la sieste, fiston, enrhumé, revena à la charge. Et sa maman se rendit bien compte qu'il y a tout de même des limites à repousser sans cesse un si beau projet. Vous devinerez que tout ce qui était sur la To-Do list de cette journée-là pris le bord pour céder la place à du temps passé à deux au coin de la machine à coudre ronronnant.

Attention, nous ne sommes pas dans le grande stylisme de toutous! La base, je vous le dis. La base de la base!

Créer un corps. Ça va. Les jambes et les bras. Ça va. Une tête en trois dimensions sans patron et avec peu de temps? Hum.

Le toutou sans tête fut donc mis sur la tablette en fin d'après-midi lorsque l'heure de la fin de la sieste sonna.

Le soir venu, lorsque fiston montra fièrement à son papa le toutou (sans tête) qu'il avait confectionné avec sa maman, celle-ci lança à la blague qu'il ferait un super monstre sans tête ou une magnifique mascotte pour les dentistes ou fabricants de guimauves! Mais cette idée farfelue ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd.

Le toutou sans tête devint alors un toutou tout court. Avec de grands yeux endormis et des cheveux fous. Et il trouva rapidement refuge dans les bras d'un garçon tout heureux!


 


Bien entendu, des jumeaux furent bientôt réclamés par les deux autres bambins de la maison! Maman fut donc poussée gentiment dans son atelier de couture ce matin pour créer deux autres toutous sans tête avec les yeux endormis et les cheveux fous.



En ce moment, il ne reste plus que le spécimen féminin à compléter. Mais ça s'en vient. En attendant, les spécimens mâles font la joie de mes deux garçons d'amour!

Note: j'ai rembourré les toutous avec le matériel de rembourrage de mon vieux coussin d'allaitement. Vive le recyclage! (je sais, je me répète! *rire*)

Note2: se faire pousser gentiment vers sa machine à coudre le matin, c'est le bonheur!


mercredi 2 février 2011

Les deux pieds dans ma vie


Dehors, il fait tempête. Une belle tempête de neige durant laquelle je me sens choyée d'être à la maison. Maison silencieuse durant l'heure de la sieste des enfants.

Dehors, il fait tempête. Je profite du sommeil de mes enfants pour préparer mes bagages car je pars demain à des kilomètres de la maison pour donner un atelier à une équipe de IT pour une grande entreprise. Et hier matin je quittais les miens avant que le soleil ne se lève pour une entrevue à la radio. Dans moins de deux semaines, je quitterai à nouveau le nid familiale pour aller rejoindre un groupe de Muses pour l'escapade créative d'hiver.

Dehors, il fait tempête. Mais à l'intérieur de ma maison, malgré son joyeux (et éternel) fouillis, se révèle la femme que je suis et que j'ai envie d'être. Une maman-à-la-maison-entrepreneur, un peu bohème, souvent pressée, parfois (ou toujours?) débordée mais qui est en amour avec la vie qu'elle s'est créée. Mon camp de base est là où je me sens bien.

Depuis toujours, j'avais ce rêve qui brûlait en moi mais qui ne trouvait ni mot, ni façon de s'exprimer correctement. À 17 ans, je me voyais clairement travailler avec les couleurs, les textures. Architecte? Designer d'intérieur? Mode? J'ai suivi les conseils de l'orienteur de l'école et je suis partie étudier en mise en marché de la mode loin de chez moi. À dix mille lieux de ce que je suis, le milieu de la mode, dans lequel j'ai travaillé en étant représentante pour une ligne d'importation, ne correspondait pas du tout à ce que je portais en moi comme rêve. À 19 ans, lorsque tu réalises que tes choix ne t'ont pas amenés là où tu croyais devoir aller, tu poursuis ta route plus loin en espérant enfin trouver le trésor que tu cherches.

J'ai poursuivi ma quête sur les bancs d'universités puis sur le marché du travail dans de grandes entreprises. Mais je n'y ai pas trouvé mon coeur.

Le jour où je suis devenue maman, j'ai mis un premier pied dans MA vie. Mais j'ai poursuivi ma quête en travaillant à la pige et en télé-travaillant tout en ayant les enfants avec moi à la maison. Et le jour où j'ai tout lâché pour me consacrer totalement à mes deux enfants et à ma troisième grossesse, j'ai mis mon deuxième pied dans MA vie.

Rapidement, j'ai été attirée par ce qui faisait vraiment vibrer mon coeur. Je me suis mise à photographier mon quotidien. À l'écrire. À le partager. Je me suis mise à jouer avec les couleurs et les textures. Ce lâcher-prise a été en fait un tremplin pour moi. J'ai été propulsée dans ce que je porte de plus beau en moi. Et le plus beau là-dedans c'est de réaliser que tout se fait sans efforts démesurés. D'accord, bien entendu je cours à gauche et à droite, c'est le joyeux fouillis à la maison, mais je n'ai pas l'impression de travailler. Je m'amuse!

Dehors, il fait tempête. À l'intérieur il y a un grand panier qui déborde de vêtements à laver, des moutons en liberté sur mon plancher, la vaisselle du dîner sur le comptoir, le lave-vaisselle à vider, mon studio de couture transformé en zone sinistré, des jouets à ramasser. Mais il y a aussi mes enfants qui sont au chaud dans leurs lits et moi qui prépare mes bagages en vue d'un atelier vraiment stimulant.

Je l'écris ici aujourd'hui pour me rappeler doucement que je porte ce rêve en moi depuis toujours et que, les jours de tempête et de grands vents, je dois vivre avec la certitude que le calme, l'ordre et l'équilibre reviennent toujours. Surtout quand j'ai les deux pieds dans MA vie.

mercredi 26 janvier 2011

Journées d'hiver


La vie à la maison me fait grandir. Cette vie m'apprend que je ne peux pas tout contrôler et que la vie m'apporte ce qu'il y a de meilleur lorsque je lâche prise et me laisse porter par le courant. Ce mode de vie m'apprend à savourer ces petits moments qui me font sourire malgré les aléas de la vie. Au coeur de l'hiver, par ces journées si froides, je me fais un devoir de trouver des sources de réconfort, de chaleur et de couleurs. Moments attrapés au vol entre un petit nez qui coule, la cuisine, le ménage, la vaisselle, le lavage, les devoirs, les rénovations forcées, la voiture et les multiples rendez-vous. De petits moments importants. Créer pour exister.

mardi 18 janvier 2011

Un espace sacré au coeur de la maternité


'' Ce que l'art a à offrir c'est un espace.
Une certaine forme d'espace où l'esprit peut respirer.'' - John Updike (traduction libre)

Ah, la maternité. Quelle épopée! Cela peut à la fois être excitant et épuisant, demandant et gratifiant, frustrant et glorieux! Peu importe l'âge de nos enfants, la vie à la maison est souvent bruyante, très occupée et intense. Et en tant que parent, nous aidons nos enfants à fleurir, nous les guidons, essuyons les petits nez qui coulent et nourrissons leur corps et leur esprit. Nous travaillons beaucoup plus fort au sein de notre maternité que nous ne le réalisons!

Faisant face à ce joyeux tourbillon d'amour, de responsabilités, de travail, nous donnons tout ce que nous avons de meilleur en nous, jour et nuit. Trouver un certain équilibre entre toutes les facettes de notre vie n'est pas ce qu'il y a de plus facile à faire. Prendre le temps de recharger ses batteries pour poursuivre sa route, l'âme nourrit, n'est pas si facile à faire. Je le sais, je le sens, je l'ai appris et l'apprend encore!

Prendre le temps pour créer est une belle façon pour moi de le faire doucement. Pourquoi? Parce que toute forme de projet créatif nourrit notre âme, notre esprit, notre hémisphère créatif. Et je ne vous parle pas de bricolage avec les enfants, de dessiner avec ou pour eux. Je vous parle plutôt de nos mots, nos dessins et gribouillages, de nos couleurs. Pour nous.

Ces temps-ci, comme j'ai l'impression que tous gèrent mon agenda plutôt que moi-même et de manquer de temps, je me fais un devoir de débuter ma journée en prenant quelques minutes pour moi. Je pousse même l'audace en laissant traîner mon cahier, mes petits pots de gouache et mes crayons sur la table de cuisine et mes pinceaux dans le contenant des brosses à vaisselle! Je me nourris dès le début de la journée. Ça me fait du bien et j'en ressens les bienfaits tout au long de la journée. C'est donc en prenant mon café et mon petit déjeuner, lorsque mon aîné est partit pour l'école et que les deux plus jeunes déjeunent et vont ensuite jouer, que je dessine, j'écris et que je joue avec ma gouache! Et j'aime ça. (même s'il m'arrive souvent de tremper mon pinceau dans mon café par erreur!)

Un petit espace sacré d'une dizaine de minutes au coeur de ma maternité...

Et vous? Quel est votre espace sacré au coeur de votre maternité? Quel est votre prochain projet? Celui rien que pour vous.

lundi 17 janvier 2011

Tout doux, tout doux, tout doucement...

Sur cet air: Tout doux, tout doucement (Feist)



 










Un beau soleil radieux qui entre dans la maison chaude, délicieusement silencieuse. Deux filles, une grande et une petite, prennent le temps de vivre. Cuisiner, prendre la collation, déguster, savourer ces doux moments qui passent, au coeur de l'hiver, par une journée froide de janvier. J'éprouve beaucoup de gratitude pour tout cela. Tellement!

lundi 22 novembre 2010

Mon appareil photo sous l'emprise des martiens!

Je transfère mes photos de l'appareil (qui est sur le point de rendre l'âme, ne l'oublions pas!) à l'ordinateur. Et qu'est-ce que je découvre?

Ça...






  


 




Les martiens ont kidnappé mon appareil photo (pourquoi ils ne l'ont pas apporté avec eux sur Mars au fait?!?) et pris en photo ce qui, de toute évidence, fut une mauvaise expérience sur terre. Non mais, vous avez vu ces deux engins de l'espace et ces héros? Il y a eu de quoi en perdre son latin et tomber dans ce trou béant qui était juste là, là! Nous étions à un poil de tomber sous l'emprise martienne. Je vous le dis mes amis, nous l'avons échappé belle! Merci messieurs Lego!

Et merci fiston pour cette belle surprise! Je te dis oui tout de suite pour une prochaine fois, dès que j'aurai le dos tourné...