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mercredi 23 mars 2011

Simplifier ma vie:: la base, le coeur.

J'ai partagé avec vous récemment ce que je croyais être un premier pas vers une vie plus simple. Mais j'ai réalisé que des changements plus importants qu'un dessus de meuble sans bric-à-brac (mais qui est resté libre de fouillis depuis! Yééé!!!) étaient en train de s'opérer. Des changements par la base.

La base. En moi.

Depuis toujours, j'ai une grande fille en moi qui n'est jamais satisfaite. En fait, peu importe ce que je peux accomplir, ce n'est jamais assez pour elle. Je dois toujours en faire plus, plus vite, plus beau pour réussir à la contenter un peu. Mais récemment, J'en ai eu assez de me coucher le soir la tête remplie de choses que je n'avais pas eu le temps de faire et de me lever le matin déjà stressée par tout ce que je devais accomplir durant la journée pour ME satisfaire. J'en ai eu vraiment assez, vous ne savez pas à quel point.



En décidant de simplifier ma vie, j'ai pris la décision de prendre vraiment soin de moi. Pas en allant chez le coiffeur ou l'esthéticienne plus souvent. Pas en prenant plus de bains à bulles (je le fais déjà). Mais plutôt en changeant de lunettes et en fixant mon attention sur tout ce que j'accomplis durant la journée, la semaine, le mois. J'ai décidé de déterminer mes priorités pour la journée avant d'ouvrir mes courriels. J'ai décidé d'accepter de façon zen ces moments où je ne suis pas branchée à mon énergie créatrice et d'accueillir ces moments comme étant des petites parenthèse où je n'ai pas besoin de forcer mais plutôt de me reposer (en jouant, en faisant le ménage (ahem), en lisant un livre, en faisant une sieste). Et mon doudou que je m'aime comme ça!! *rire*

En faisant le ménage à l'intérieur de moi, j'ai également réussi à dégager ce dont j'avais vraiment besoin. Et en ce moment, c'est du temps dont j'ai besoin. Un horaire régulier pour créer. Vous savez tous comme moi que la machine à idées ne se met pas en fonction dès que l'on dit GO! et que plus souvent qu'autrement les meilleurs idées sortent lorsque la période se termine. haha.

J'ai donc fait un premier pas en dénichant une belle place pour ma petite O chez une femme formidable en septembre prochain. Oui, à l'automne, j'aurai des journées complètes pour revêtir mon chapeau de M comme Muses, pour offrir des ateliers, pour développer mon entreprise. Pour celles qui me connaissent intimement ou qui me lisent depuis le début, vous comprendrez que c'est un grand changement pour moi!


Mais j'ai choisi d'embrasser ce rêve qui se concrétise devant mes yeux et pour cela j'ai du également choisir de simplifier ma vie. Pour mon bien et celui de ceux que j'aime plus que tout au monde.

Après avoir été maman à la maison à temps plein à travers toutes mes activités professionnelles pendant plus de 7 ans, j'ai envie de pouvoir jouir d'un horaire me permettant de créer, de développer. J'irai donc porter ma jolie en joggeant et reviendrai à la maison pour travailler et créer.


Mais vous savez ce qui m'a permis de faire le point sérieusement sur ma vie en ce moment? Le fait d'avoir enfin trouvé ce que j'ai envie de partager autour de moi, depuis que j'ai trouvé ce qui me fait vibrer jusqu'aux os et qui est devenu mon métier, mon entreprise.

Ce beau cadeau de la vie, je n'ai pas envie de le ruiner en étant en mode réaction.

Au contraire, j'ai eu envie profondément de passer enfin en mode planification. J'ai eu envie de choisir. J'ai eu envie de déterminer moi-même dans quelle direction je vais pointer le nez de mon bateau et quel sera le prochain pas que je ferai dans cette direction.



Alors j'ai choisi de dire non plus souvent (pas si facile que ça à faire! Ouf!) et de dire oui pleinement. Oser refuser certaines offres sans me sentir coupable. Oser ouvrir tout grand les bras à de belles opportunités qui me donnent des ailes.

Je suis également en grands questionnements à propos de mes différents blogues. Entretenir deux blogues (le troisième étant un babillard de délices pour les yeux... M comme Maison), une page Facebook et Twitter (que je néglige un peu), c'est tout sauf simple. Et je dois vous avouer que ma vie est réellement en pleine transformation. Je ne crois pas que naviguer avec les deux pieds sur deux bateaux différents me fera aller plus loin. Alors je jongle avec l'idée de fusionner ces deux blogues. Je partage déjà ici mes aventures créatives et je me vois très bien inclure des bribes de mon quotidien familiale dans mon univers des Muses. Chose certaines, il y aura des changements. J'espère de tout coeur que vous me suivrez dans cette belle aventure!

Alors, voilà. Je n'ai pas de photos de maison toute organisée et bien rangée à vous montrer mais plutôt mon coeur à nu. C'est ce que j'ai simplifié avant de poursuivre ma quête vers la simplicité de vivre.

Prochaine étape: les ventes de garage pour épurer, simplifier, se débarrasser. (j'entends déjà mon doux glousser en lisant ces lignes, lui qui n'en peut plus de m'entendre radoter ces trois mots!). Mais sérieusement, je crois que notre environnement doit nous supporter si on veut avoir le temps de vivre. Parce que l'on devient rapidement esclave de toutes nos possessions...

lundi 15 novembre 2010

Mission accomplie!

L'Everest à monter jeudi dernier? 

Dans ma tête, oui! 

Parce que dans la réalité, j'ai pris conscience que cette salle remplie de personnes formidables n'était pas un obstacle à surmonter mais plutôt une source réelle de partage.

Quand j'ai réussi à lâcher-prise sur la performance, la perfection et à faire taire mon égo qui me chuchotait à l'oreille des Et si les gens trouvent ça ennuyant ce que tu dis? Et si tu oublies des trucs, bafouilles ou même trébuches, tu auras l'air folle! Et si tu es si stressée que tu n'es pas capable de monter sur scène, que feras-tu?

Comment aie-je réussi à lâcher-prise? Par mon rôle de maman. En fait, la vie a fait en sorte que je n'aie pas le choix. Une petite de deux ans avec une pneumonie, ça fait fondre l'égo en un instant! Et j'en suis fort reconnaissante.

Parce que tout ce que je désirais au fond c'est de partager avec toutes ces femmes ma passion pour la créativité au quotidien. Je voulais m'amuser, rencontrer de belles personnes, toucher ne serait-ce qu'une seule personne. 

Et je suis fière de pouvoir dire: Mission accomplie! Simplement parce que je sens que j'ai grandi dans tout cela. Parce que quelque chose en moi s'est épanoui. Parce que j'ai réussi à surmonter mes craintes et à partager ce qui me fait vibrer.

Je me considère tellement choyée d'avoir eu cette opportunité incroyable de grandir et de connecter avec ces femmes! Merci encore à toute l'équipe de Coup de Pouce d'avoir cru en moi. Merci du fond du coeur! Ce genre d'événement est un beau cadeau que vous offrez à vos lectrices. Bravo!





Tout au long des semaines durant lesquelles je me suis préparée, j'ai fait face à un pan important de ma vie. J'ai eu à faire une prise de conscience profonde quant à ma façon de me traiter. J'ai réalisé que j'avais un poison lent qui circulait dans mes veines: celui du désir de perfection.

Mais cette prise de conscience m'a fait un bien incroyable! Je sais que la guérison ne se fera pas du jour au lendemain mais je sais que je suis sur la bonne voie. Je prends la ferme décision d'être plus douce envers moi-même. Moins exigeante. D'être plus légère et moins sérieuse. Pour moi. Pour donner l'exemple à mes petits amours. Parce que je ne veux plus croire que tout doit être fait à la perfection, que je dois être parfaite! Parce que trop souvent je n'ai rien fait, pensant à tort qu'il fallait faire les choses à la perfection ou ne rien faire. Je me suis freinée moi-même. Et j'en ai maintenant ras-le-pompon de m'empoisonner la vie ainsi!

Je ne veux plus plaire à tout le monde, être acceptée de tous. Je veux juste continuer à être moi-même, sans retenue, pleine d'amour!

Le premier petit pas des muses a été fait sur ce chemin. Et mon coeur est sur le point d'exploser de joie à la vue de ces messages qui continuent de s'ajouter sur le mur du compte Flickr des Petits Pas des Muses! Allez les lire, c'est du bonbon! Et si ce n'est pas déjà fait, joignez-vous à nous en vous inscrivant au Musesletter, c'est gratuit, peu engageant, simple et plaisant!

Je vous présenterai le tout sous forme de vidéo la semaine prochaine. Vous pourrez le partager avec les gens que vous aimez et qui, eux aussi, s'épuisent à viser la perfection. Il y a de ces mots qui font vraiment du bien à lire! On se sent du coup moins seul...





Merci à vous d'être là!

Maintenant, que le fun commence! On prépare le temps des Fêtes! Hourra!! J'enfile mon costume de M au Pays des Merveilles!!

lundi 18 octobre 2010

Hier soir...

Je suis allée, sur la pointe des pieds, comme chaque soir, vérifier si mes petits étaient bien cachés sous leur couette. Leurs yeux doux clos, dormant à poings fermés, j'ai savouré les murmures de leur respiration paisible.

Lorsque je suis arrivée dans la chambre de notre fille, petite fille de deux ans dans son grand lit, un éclair m'a traversé l'esprit en la voyant dormir profondément: Un jour, c'était ma propre mère qui était à ma place et moi j'étais cette petite endormie dans mon grand lit. C'était ma mère qui avait le coeur attendri à ma vue. C'était moi qui avait l'air si petite, si fragile et forte à la fois. C'était moi qui était bien déterminée à tracer mon chemin dans la vie. C'était moi qui placotait de tout et de rien toute la journée. C'était moi qui demandait une dose de câlins et de douceur chaque jour. Et maintenant, c'est moi l'adulte en train de regarder dormir ma fille. Le temps passe si vite...

Et soudain, tout le stress accumulé des derniers mois par mes études, mes projets, des rénovations forcées et mon quotidien de maman m'est monté à la gorge.

Je me suis couchée et, dans le noir, j'ai pleuré. J'ai pleuré sans savoir au début pourquoi je pleurais. Puis j'ai compris.

Traînant mon stress et ma fatigue comme un gros sac lourd depuis un moment, l'étendant sans m'en rendre compte sur mon entourage, j'ai fini par devenir l'ombre de la maman que je suis. Impatiente, irritable, stressée (et stressante, je n'en doute pas), n'écoutant bien des fois que d'une oreille, pensant à tout ce que j'avais à faire, je demandais fréquemment à mon chum qu'il me kidnappe en vacances loin d'ici, en amoureux. J'étais bien loin de la maman douce, joyeuse et disponible que je veux être. Trop loin. 

Et hier soir, en pleurant à chaudes larmes, seule dans mon lit, j'ai pris conscience que si je me sens tellement en dehors de mes bottines en ce moment, ce n'est pas à cause des enfants. Mais bien parce que je n'étais plus disposée à être connectée avec eux. Disposée à apprendre d'eux. J'étais bien trop préoccupée par mes pensées d'adultes. Comme si ces pensées d'adultes étaient plus importantes...

Mais j'avais oublié que j'ai toujours considéré les enfants (tous les enfants) comme étant plus sages et plus intelligents que les adultes. Ça peut paraître gros ce que j'écris en ce moment mais je le crois sincèrement. Et quelque part en-dedans de nous, nous le savons car nous avons tous été enfant, avant de désapprendre à bien vivre la vie en devenant adulte et en accumulant les responsabilités qui viennent avec.

Est-ce que ça veut dire que je baisse les bras et lâche tout pour me consacrer uniquement à nos enfants? Non. Rien que le fait d'en prendre conscience m'a fait le plus grand bien. Déjà ce matin, ma maternité était beaucoup plus douce...

Je poursuis le beau travail que j'ai entrepris mais je vais prendre le temps de me tisser un canevas qui combine tous les rôles que j'ai à jouer pour trouver un équilibre qui rendra ma vie plus agréable, ainsi que celle de ma famille. Un petit pas à la fois...Mon premier petit pas? Établir des cases horaires où je me permets de travailler à l'ordinateur. En dehors de ces cases, interdit d'approcher l'ordinateur. Même pas le droit de vérifier si j'ai reçu des courriels. Out!

Je continue de croire qu'il est possible d'être maman à la maison et d'accomplir des projets qui nous tiennent à coeur dans un bel équilibre. Ma mission est maintenant de m'amuser à trouver cet équilibre en étant, d'abord et avant tout, douce avec moi-même. Et je vais quand même planifier un petit voyage en amoureux...nous le méritons amplement! ;-)
Sincèrement,

M



mercredi 1 septembre 2010

J'ai le coeur en marmelade

Post-mortem de la rentrée.

Fière de mes garçons qui ont vécu leur rentrée scolaire et pré-scolaire la tête haute et le coeur joyeux!
Moi, je reste sur le pas de la porte, l'esprit embrumé par le vide qu'ils ont laissé derrière eux. Plus grand que je ne l'avais imaginé.
L'âme vagabonde en cette journée chaude, seule avec ma belle O.
Après-midi à essayer de travailler. Difficile de me concentrer et de produire quelque chose de potable.
Soupir d'aisance au retour de mes joyeux lurons.
Le coeur rassuré à la vue de leurs sourires, la tête oxygénée par leurs récits, me voilà apaisée.
.............
Mais ce soir, mon coeur est en marmelade.




Laisser partir ses amours, même si ce n'est que l'espace d'une journée, puis d'une autre et encore d'une autre n'est pas chose si facile pour moi, je le constate. De la fibre d'école à la maison se tricotant sur mon coeur. Et puisque nous sommes bien loin d'en être rendu à vivre cette expérience (formidable!), je ferai de mon mieux pour défaire doucement ces pensées en sachant que peu importe ce que nous décidons de faire, ce sera toujours pour le mieux pour tout le monde.

Bonne rentrée à toutes les mamans qui vivent cette épopée!

lundi 30 août 2010

Pourquoi je me cache dans ma grotte créative le soir venu...

Le soir venu, les enfants au lit, la vaisselle sale encore sur le comptoir, je me dirige rapidement vers la salle de créativité. Debout, j'empoigne les pinceaux, je fais glisser la peinture sur les toiles, papiers et cartons dans un regain d'énergie soudain. En moi bouillonne ce besoin d'ouvrir cet espace rien que pour moi. Ce besoin de jouer. Ce besoin d'ouvrir mon coeur dans un espace de non-jugement et de non-performance. Juste faire. Agir. Me lancer. Sans me soucier d'où cela me mène. Pas de projet précis ni de matériel fastidieux à rapatrier.

Je suis là, debout au milieu du brouhaha de mon quotidien à la maison et je laisse couler la peinture. La sage fille, la gentille fille, la responsable et fiable a besoin de ne pas toujours faire des choses qui sont belles. Pensées. Soignées. Prévues. Je veux juste avoir du fun! M'amuser! Tester, essayer et surtout, ne pas penser.

Prendre ce cinq, dix, quinze minutes chaque soir, même dégoulinant de sueur après mon jogging, équivaut à une supra dose de vitamines pour l'esprit.




Je suis là, debout au milieu du brouhaha de mon quotidien à la maison et je laisse couler la peinture. Je ne pense à rien. Je bouge rapidement, je change de pinceau à chaque couleur, je mélange et j'écoute. J'écoute le bruit de la peinture lorsque je l'étend. L'odeur de l'acrylique me chatouille les narines. Et je me fous éperdument des résultats. Comme c'est bon!



Parce que ça me fait du bien et que j'en ressors ravigotée.
Parce que ça libère de l'espace sur mon disque dur.
Parce que je passe beaucoup trop de temps à mon ordinateur.
Parce que j'ai vraiment besoin de toucher, sentir, palper du vrai. Du concret. Du réel.
Parce que ça m'aide à gérer mon stress. À mettre sur pause le flot incessant de mes pensées. À faire taire mon rationnel.



Parce que j'ai eu de la peine lorsque je suis tombée sur cette peinture inachevée que j'avais débutée juste avant d'avoir des enfants.
Parce que je me suis alors souvenue que je n'arrivais pas à avoir du plaisir en peignant. Trop stressée. Peur de ne pas créer quelque chose de beau. Me tapant sur la tête avec les pensées écrasantes me disant qu'étant donné que je n'avais jamais pris de cours et n'ayant aucune véritable technique, je ne pourrais jamais peindre de beaux tableaux.




Parce que je me souviens avoir peint cette petite toile et m'avoir alors dit que j'étais ridicule d'essayer de peindre. Que ce n'était pas beau.

Alors qu'en réalité cela venait de moi! De mon coeur!

....................


Ces pensées, ces souvenirs ont eu l'effet d'une grande vague sur moi. J'ai eu envie de prendre le petit bout de femme que j'étais et de me rassurer. De me dire que l'important était de lâcher-prise sur les résultats et de m'amuser. De faire un géant pied de nez à cette partie de moi qui me jugeait si sévèrement. Que le processus créatif en est un fragile que l'on doit respecter et honorer. Tout simplement parce qu'il vient de nous. Et que s'il vient de nous, de notre coeur, il mérite d'être partagé.

C'est pour ces raisons que pour rien au monde je ne retournerais en arrière et que je me cache dans ma grotte créative le soir venu. La vaisselle peut toujours attendre; je me nourris ailleurs.

lundi 2 août 2010

Confession estivale et projets colorés

Je vous fais une confession. L'été n'est pas ma saison favorite. L'été ne me donne pas d'énergie. Au contraire. L'été réussi parfois même à m'angoisser ou me foutre les jetons. L'humidité, la chaleur intense, la crème solaire me rendent impatiente. Je préfère de loin l'automne et le printemps. Les saison de transition, de changement et de douce fraîcheur. Voilà, c'est dit!

Comme je déteste rester là à me plaindre, je fais de mon mieux pour passer à travers la ''belle'' saison le plus zen possible. Ahem.

Bien entendu, j'essaie d'avoir de bonnes idées pour divertir les enfants. Pour jouer dehors le plus souvent possible. Pour profiter du beau temps, de la piscine, des parcs, de la nature et des randonnées à vélo. Sans oublier la tournée de crème glacée!

Mais. Il y a un mais. Il me manquait quelque chose pour me sentir équilibrée, apaisée ou je ne sais quoi. Il manquait quelque chose...Et j'ai trouvé! J'étais tellement concentrée à divertir les enfants et à angoisser avec les vagues de chaleur que je n'avais pas pris le temps de faire des choses que j'aime bien faire pour moi. Alors - je sais, vous allez me demander pourquoi je n'y avais pas pensé plutôt? - j'ai sorti mon matériel et je me suis installée dehors le plus souvent possible pour créer et m'amuser.

J'ai décidé de les afficher ici pour que mon super cerveau rationnel puisse constater que je FAIS des choses, que j'ai réussi à accomplir des trucs. Et qu'il cesse enfin de me harceler avec des: Tu n'en fais pas assez! Et le ménage lui? blablabla. 

Je signe donc ici mon manifeste estival pour mon bien-être personnel. Sentez-vous bien à l'aise de le recopier et de l'utiliser si celui-ci vous rejoint!

Moi, M, déclare avec conviction que dorénavant, je montrerai le chemin de la porte à ma culpabilité dès qu'elle se pointera le bout du nez pour m'empêcher de vivre pleinement le moment présent, me rendre irritable et impatiente, et que je barrerai la porte derrière elle sitôt fait. À partir d'aujourd'hui, j'assume pleinement mon besoin de créer, ne serait-ce qu'un petit moment durant la journée, afin de me ressourcer un peu chaque jour. Cela est vital pour moi et je l'accepte dès maintenant.

Signé: M
2 août 2010

Bon, maintenant, on fait un petit tour en couleurs?





 Petit hamac pour poupées que j'ai fait pour la fête de O. J'en avais vu un à la boutique (merveilleuse) La Grande Ourse. J'ai utilisé un tissu avec de jolis hiboux et deux branches trouvées dans la cour. E a coupé et sablé les bouts de bois. Un véritable hit (et tellement facile à faire! Mais chut.....)! Nous l'accrochons au playstand que O a reçu pour son anniversaire. Je vous en reparlerai sous peu.




Bien installée sur ma couverture de pique-nique, les garçons qui jouaient à côté de moi, j'ai pris le temps de recouvrir deux autres journaux créatifs. J'ai utilisé des tissus qui me font sourire, de la colle blanche liquide et des rubans en guise de signet.



Avec les retailles de tissus, je me suis enfuie, le soir venu, dans mon studio de couture pour tester un joli patron de petit sac d'Amy Karols. J'adore le résultat! Il est petit et mignon à souhait! Je pourrai l'utiliser pour transporter des crayons, collation et cie lorsque nous partons en excursion et que je souhaite prendre un petit instant pour écrire ou dessiner...




Un sac de voyage à bandouillère pour mon petit G! Tissus choisi par mon petit homme lui-même!



Dès l'instant où je suis tombée sur ce livre, j'ai trouvé l'idée vraiment géniale! Je me suis donc ruée vers notre bibliothèque et je suis tombée sur un vieux livre acheté à la bibliothèque municipale, avec une couverture rigide. Le livre parfait pour ce projet! J'ai retiré la pellicule de plastique et le carton qui la recouvrait et j'ai ouvert ma petite boîte à trésor de peinture à gouache (Djeco). Au fait, cette peinture (et tous les produits créatifs de cette entreprise) est une pure merveille! Les couleurs sont splendides et l'utilisation est des plus agréables! L'essayer c'est l'adopter!



Dehors, bien entendu...Avec une tasse de thé Chaï, crayons feutres et gouache. Génial!





Dès que la peinture fut sèche, je me suis amusée à dessiner de la magie sur mon nouveau livre créatif. Inspirée par des images sur une boîte de produits Djeco...




J'adore le fait que les pages soient déjà remplies de mots. On ajoute un peu de peinture par-dessus puis on peut réécrire ou coller des images par-dessus. Et lorsqu'un mot, une phrase ou un paragraphe du texte original du livre nous fait vibrer, on peut le mettre en évidence, l'encercler ou le répéter, en ajoutant nos propres couleurs et mots autour. C'est vraiment une expérience sensorielle et créative enrichissante. Et écolo!



 *****

Sérieusement, recevoir un message comme ça de la part de son amoureux lorsque l'on divague, qu'on se sent moche, impatiente et fatiguée, ça change toutes les perspectives! Merci E. Merci d'être dans ma vie! Je t'aime gros comme l'Univers (and Beyond!)!

(...) Tu peux te dire que si A est si sage et drôle, G si bon à vivre le présent et O si lumineuse, c'est grâce à toi car c'est avec toi qu'ils passent la majeure partie de leur temps depuis qu'il sont descendus de leur nuage...Si tu étais si moche comme tu le dis, ils ne seraient pas aussi merveilleux!

 J'en prends bonne note... *rire*

lundi 14 juin 2010

Amours cycliques

Cuisiner? Plus souvent qu'autrement: une véritable torture pour moi. Je n'aime pas cuisiner parce ce que je me sens à court de ressources. (un cours de cuisine, ça ne te tente pas ma vieille?)

Mais heureusement que dans la vie il n'y a pas que des bas. Il y a aussi des périodes plus productives et inspirantes. C'est donc par cycles que je retombe en amour avec le fait de planifier les repas de la semaine, d'aller acheter ce qui manque et de cuisiner. Nul besoin de vous dire que lorsque cet amour revient, j'en profite pour envahir ma cuisine et concocter des plats, muffins et autres qui sauront me remonter le moral lorsque cet amour s'effritera...jusqu'à la prochaine fois où cupidon décochera sa flèche!


 Planification du lundi matin

En cette magnifique journée grise et pluvieuse (j'en raffole, sans blague!), je profiterai de la sieste des petits pour cuisiner. Au menu: muffins aux framboises et chocolat blanc, cari de boeuf à l'indienne, barres tendres aux abricot et chocolat.  Le bonheur pour les petits nez et les petits estomacs!

Et vous, comment se passent vos amours avec la cuisine? Avez-vous des trucs à me donner pour allonger mes périodes fastes culinaires?

mardi 30 mars 2010

Ma vie est tout à fait fascinante...depuis que j'ai des enfants!

J'ai souri ce matin en lisant vos commentaires suite à mon billet d'hier. Je sais que nous traversons toutes des périodes plus serrées périodiquement. C'est normal, c'est ainsi que va la vie en famille. Ça ne roule pas toujours comme sur les roulettes! Mais ça ne veut pas dire pour autant que le jeu n'en vaut pas la chandelle. Au contraire, n'est-ce pas? Et il faut être parent (ou beau-parent) pour savoir à quel point le fait de vivre en présence d'enfants peut nous faire grandir! Qu'en pensez-vous?

Mais il y a un commentaire qui m'a fait un petit pincement au coeur. Celui d'une future maman pour qui, je crois, mon billet d'hier a fait un peu peur à propos du métier de maman. J'ai donc décidé de poursuivre ma réflexion sur le sujet. Pour elle, pour les futures et jeunes mamans et pour moi. Parce que c'est toujours bon de faire le point périodiquement sur notre vie, non?

Loin de moi l'idée de vouloir décourager les mamans en devenir! Aaah, la vie avec les enfants est si riche et nous apporte tellement sur le plan personnel que c'est irremplaçable. 






Mais, il ne faut pas se leurrer, dans cette belle épopée, il arrive parfois des moments où c'est plus difficile. Encore là, c'est plus que normal; nous sommes tous des humains! Nous avons tous des aspirations, des rêves, des responsabilités et des fantasmes de pouvoir en accomplir toujours plus, plus plus. 

Mais c'est impossible avec une jeune famille à prendre soin, à faire grandir, à nourrir physiquement, psychologiquement et spirituellement. Et, étonnamment, c'est ce qui rend la parentalité si riche et si extraordinaire. Le fait d'être obligé de ralentir pour prendre soin de plus petits que soi nous amène à vivre davantage dans le moment présent. À revoir nos priorités. À faire mûrir nos idées. 

Et pendant ce temps, les enfants déteignent positivement sur nous de par leur spontanéité, leur personnalité propre. Ils nous poussent à réfléchir sur nos valeurs, à revoir nos absolus, à descendre de nos talons hauts, à relâcher notre cravate et à réapprendre à vivre avec les yeux que nous avons déjà eus lorsque nous étions petits...il n'y a pas si longtemps. 

Cela implique aussi que, dans les moments difficiles où nous nous sentons coincés, où nous semblons manquer d'espace vital, où la vie quotidienne nous en demande toujours un peu plus et que nous ne sommes plus capables d'en prendre ou d'en donner, il est tout à fait sain et normal d'en avoir ras le bol et de l'exprimer à sa famille. Cela conscientise tout ce beau monde au fait qu'avant d'être parent, nous sommes une femme ou un homme, amoureux (ou en quête de) et que nous avons aussi besoin de prendre soin de nous. Comme nous le faisons si bien pour nos petits. Comme nous le faisions certainement avant qu'ils n'arrivent dans nos vies. N'ayez crainte, les enfants le comprennent très bien cela.

C'est merveilleux de passer ses journées auprès de notre progéniture. De jouer, bricoler, lire des livres, sortir, voir des amis en leur compagnie. C'est une chance inouïe! Mais ça prend aussi du temps pour se ressourcer. Pour être seule, en amoureux, entre ami(e)s. Sans se sentir coupable. 




À vous toutes, chères futures et jeunes mamans, je vous souhaite des moments merveilleux avec vos enfants. C'est facile, vous n'avez qu'à les suivre dans leurs petits bonheurs quotidiens. Attendez-vous à ce que cette belle aventure vous transforme et change les lunettes par lesquelles vous regardiez la vie auparavant. Et c'est génial!

Mais je vous souhaite par-dessus tout de prendre soin de la nouvelle personne que vous devenez. Ce n'est pas parce que vous êtes maintenant une maman que vous n'avez plus besoin de prendre soin de vous ou que quelqu'un vous chouchoute. Au contraire! C'est ainsi que vous pourrez prendre cette belle énergie pour faire pousser vos petits lutins avec patience et amour.

Je me tais maintenant. Je suis loin d'être parfaite dans ce domaine. Mais je m'assume et j'ai du temps à me consacrer avant la fin de la sieste! Et de la crème glacée à savourer avec une amie d'ici peu...sans enfant.



lundi 29 mars 2010

Entre le rêve et la réalité

En ce moment, j'ai la tête remplie de projets. Des projets sur lesquels je travaille pour préparer mon Après Maman-à-la-maison. Je suis en train de définir mon avenir personnel et professionnel. Dans quatre ans, miss O fera son entrée à la maternelle. Quatre ans. Si loin. Si près. En vue de cette transition, je planifie, je me renseigne, je lis, je teste, j'entreprends et, j'adore ça! Ça goûte bon!

À l'automne, je débuterai une formation pour enseigner le yoga. Parallèlement, je mettrai en branle (j'espère!) des projets sur lesquels je travaille j'essais de travailler présentement.

Laissez-moi vous montrer en deux esquisses ce à quoi je rêve en ce moment et ma réalité. Vous comprendrez pourquoi j'ai l'impression que mon travail n'avance pas au rythme où je le voudrais...


Entre le rêve...



et la réalité!


..............................

Aucun commentaire.

Mais, après avoir médité sur la question entre deux mouchoirs, je préfère de loin poursuivre mon travail de maman à la maison et de le faire jusqu'au bout. C'est une décision que je ne regrette aucunement et que j'assume avec grande joie. Mes projets sont bien attirants et j'ai hâte de les concrétiser. Mais voir grandir mes enfants, être avec eux avant qu'ils n'entrent à l'école, ça n'a pas de prix. Et ce, même s'il y a des jours ou des semaines où j'aurais le goût de me sauver dans une retraite à la campagne ou de m'enfermer dans la salle de bain avec un pot de crème glacée pour y pleurer tout mon soûl. Je sais que vous savez de quoi je parle. C'est souvent dans les moments les plus turbulents qu'il se passe quelque chose d'extraordinaire dans notre quotidien et qui renverse enfin la vapeur. J'imagine que c'est ce qui va m'arriver demain! *rire*

Je vais continuer à travailler sur mes projets, rencontrer de merveilleuses personnes, entreprendre mes démarches, mais en évitant de me mettre de la pression de performance sur les épaules. J'ai besoin de tout (y compris un nouvel ordinateur) sauf ça!

Crème glacée, quelqu'un?

mardi 23 février 2010

Recette pour mamans pleines de bonnes intentions mais fatiguées

 
Allez hop! Au lit tôt!


C'est le dos en compote que j'exerce mon métier de super-maman depuis samedi, après avoir donné mon 110% durant le cours de karaté parent-enfant avec G. Vous pouvez rire dans mon dos (ahem) mais je me suis donnée à fond en pratiquant des techniques d'autodéfense, à coups de poing et de pieds. Le résultat? Euh...un dos en compote et des abdos courbaturés. Je vous reviens certainement plus en forme et plus créative demain!


Au dodo...

vendredi 12 février 2010

Sincèrement vôtre

Vous savez quoi? Je suis une mère parfaite. Oui, je vous le dis: je suis une mère parfaite.

Et mes enfants sont aussi parfaits que moi. Ils disent toujours s'il-vous-plaît-merci-non-merci-excusez-moi-pardon, ils ne ressemblent jamais au Schtroumph grognon, ils rangent toujours leurs jouets dès qu'ils ont terminé leur jeu, ils s'assoient calmement à la table, savourant silencieusement leur repas en murmurant un Merci-maman-pour-ce-succulent-repas-que-tu-as-si-gentiment-préparé-pour-nous, ils ne se chicanent jamais, prennent leur bain avec le sourire fendu jusqu'aux oreilles, ne tentent jamais de négocier l'heure du dodo ou une histoire de plus. Des anges, je vous le dis.

Et moi? Bien évidemment, je suis toujours tirée à quatre épingles, pas de trou au bas, mes cheveux sont toujours impeccables, mes sourcils également, les genoux de mes jeans ne sont jamais usés, je suis toujours d'une patience d'ange, si je me fais réveiller plusieurs fois la nuit par les enfants, je suis tout sourire le lendemain matin. Je n'ai jamais le goût de prendre de vacances sans les enfants, je n'ai jamais le goût de m'enfuir à leur du souper-bains-dodo, je saute de joie lorsque mes enfants font une sieste beaucoup plus courte que prévu, j'adore cuisiner, je n'ai jamais le goût de leur servir à déjeuner pour souper, j'adore faire la vaisselle, passer la balayeuse, nettoyer la maison, on pourrait manger sur notre plancher tellement c'est propre! Je ne m'impatiente jamais, je reste calme en tout temps même si je dois répéter cinquante fois la même chose.

J'imagine que c'est la même chose chez vous! Car, après tout, nous sommes toutes dans le même bateau de la maternité, n'est-ce pas?

*****

Ceci étant dit, lorsque j'ai commencé à écrire à propos de mon métier, de mon quotidien de maman à la maison, j'avais le goût de parler d'autre chose que du côté sombre des aléas de ma vie familiale. Je ne suis pas douée pour ça. Je ventile tellement au fur et à mesure auprès de mon amoureux, de mes amies proches et de ma famille, qu'il ne me reste plus une graine d'envie d'écrire à propos de ce qui va moins bien. Pas pour jouer à la mère parfaite, ni par manque d'authenticité. Juste parce que je n'ai pas le goût. J'espère que vous ne m'en voudrez pas de garder secret ce côté de ma vie.
 
Les gens qui me connaissent dans la vraie vie savent que je suis une éternelle optimiste, une romantique, une idéaliste, incapable de lire des trucs déprimants, de voir des films sombres, d'écouter de la musique triste ou de se coucher le soir sans avoir trouvé quelque chose de positif sur quoi s'endormir. C'est pourquoi j'ai décidé d'utiliser cet outil, qu'est le blogue, pour m'encourager, me stimuler et me faire réaliser que je fais plus de choses que je ne le crois dans une journée. Dans une semaine. Dans une année. Car avant, j'avais l'impression de répéter toujours les mêmes choses: changements de couches, lavage, vaisselle, épicerie, bains, Alouette! Depuis que je prends note de ce que je fais, je réalise que mon quotidien est plus riche que juste cette petite routine. Avez-vous déjà essayé de prendre en note TOUT ce que vous faites dans une journée? Vous seriez surprise!

Tout ça pour dire que ce que vous lisez ici, c'est la lunette par laquelle je regarde pour alimenter mon quotidien de maman à la maison. C'est mon cocon créatif, mon hommage à ma famille, c'est ce que je désire me rappeler pour toujours.

Loin de moi l'idée de projeter une fausse image de ma vie, de l'embellir ou de faire sentir qui que ce soit moche. Au contraire. J'ai juste le goût de partager ce qui m'anime, ce qui me fait vibrer. Même les bras pleins.

De toute façon, nous sommes toutes des mères parfaites, non? Ça ne roule jamais carré, on le sait toutes!

Sincèrement,

M


jeudi 24 décembre 2009

Introspection:: une bonne idée!

Une chose que j'ai appris avec le temps en étant maman c'est que lorsque ça roule carré dans la maison, que les enfants ont des comportements qui ne nous plaisent pas, que l'on s'entend parler fort plus souvent qu'on ne le voudrait, c'est qu'il est temps pour nous, les adultes, de faire une petite introspection.

Oui, tout part de nous. Quand ça va mal, c'est à cause de nous. Et quand ça va bien, c'est grâce à nous.

Bien entendu, tout le monde doit y mettre du sien. Les parents sont là pour guider les chérubins, indiquer les comportements acceptables, inscrire les valeurs familiales au coeur du groupe. Les enfants sont là pour nous apprendre à devenir de meilleures personnes, à oser remettre en question certaines décisions, certaines façons de voir la vie. Et avec raison!

Mais prendre le temps de faire une véritable introspection, faire table rase, se remettre en question et valider nos choix, nos valeurs, nos désirs, nos aspirations, c'est prendre le temps de prendre une bonne bouffée d'oxygène. Cela nous permet de mieux voir à travers notre lorgnette et d'être en mesure de donner un ton agréable à la vie familiale.

J'en suis rendue là.

La période festive, les vacances, représentent un bon moment pour me retirer en moi et pour faire le ménage. Revisiter la maman, la femme que je suis. Par la suite, je sais que tout ira plus rondement.

Ça fait tellement du bien de prendre le temps de réfléchir à notre façon d'être, à la manière que l'on désire être en tant que guide, à ce que l'on souhaite enseigner à nos enfants et à soi.

Je vais le prendre, ce temps-là. Je vais savourer cet instant de préparatifs avant un nouveau départ! C'est si bon, vous ne trouvez pas?

Ce que je souhaite, par-dessus tout, c'est d'en ressortir, grandit, détendue, souriante et apaisée. Pour moi, pour mon amour et pour mes enfants.

Et tout cela se fera dans le confort de ma maison, entourée de mes enfants, de mon beau E., mais dans le secret d'un cahier rien qu'à moi. Un vrai réconfort...




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Je profite de l'occasion pour vous souhaiter un temps des Fêtes des plus agréables, entouré de ceux que vous aimez! Je vous souhaite également un petit tête-à-tête avec vous, pour le plaisir!
 
D'ici là, je prendrai quelques jours de vacances en famille! Ça va jouer ici, oh oui!

Je serai de retour pleinement en janvier, en 2010 avec plein de beaux projets en tête! 
 




vendredi 11 décembre 2009

Confession d'une maman qui joue à un jeu pas très drôle

Inspiration longueeee et profondeeee. Expiration longueee et profondeeee. Pfouuuuuu....

Par où commencer? Par les maux de tête qui m'assaillent depuis quelques jours? Oui. Moi qui n'ai jamais mal à la tête. Je viens de me rendre compte que je respirer au niveau de la gorge, de peine et de misère, les méninges tournant à vive allure, ne sachant plus où donner de la tête.

Je viens de me rendre compte que le problème, la cause à tous ces maux n'est nul autre que moi-même.

Hé oui! M comme Moi!

Je me rends compte que, voulant faire plaisir à tout le monde, j'ai oublié quelque chose d'important: de penser un peu à moi. De me respecter. Ouch!

J'ai voulu jouer à la maman parfaite, la soeur généreuse, la fille géniale, l'amie épatante. J'ai voulu faire une myriade de cadeaux à la main. De mes petites mains blanches. Des attentions pour la famille, enfants, professeurs, éducatrices, Alouette! Je me suis également impliquée à l'école de grand fiston. Avec des délais de production d'un journal pour les parents à respecter. J'ai donné ma parole et je le ferai avec plaisir. Sans compter des anniversaires importants à souligner, les nombreux party de bureau et d'amis à honorer. Mais en fin de compte, je n'ai toujours que 24 heures dans ma journée!

Et pendant ce temps, la vie se poursuit autour de moi. J'ai une famille à m'occuper, une maison à faire rouler, des choses à préparer, à penser, à planifier. Et le ménage qui ne se fait pas! Et le linge propre qui est dans la sécheuse!

Et bien là, la fille derrière tout ça est rendue au bout du rouleau. Ça me prenait un mal de tête pour réaliser cela. (Plus pathétique que ça, tu fais quoi?)

Avant de craquer et que cela se fasse au détriment de ceux que j'aime, je vais lâcher quelques morceaux. Je vais baisser mes standards. Je vais en faire un peu moins. Et ce, Ô que ce ne sera pas facile!, sans me sentir coupable.

Dans ma réflexion, devant mon aspect pathétique (je m'assume!), j'ai décidé que la chose la plus importante était d'avoir du plaisir. Peu importe ce que je ferai. Avoir du plaisir, être calme (le plus possible), donner de l'amour, du temps et être présente à 100%. Le reste importe peu maintenant.

Ce que les autres vont en penser? Je ne veux plus le savoir... J'ai trop à faire pour m'en soucier sans risquer de passer à côté de beaux moments avec mes enfants, mon amoureux et ma famille. Ça, c'est mon petit bout d'apprentissage personnel.

Inspiration longueeee et profondeeee. Expiration longueee et profondeeee.

jeudi 3 décembre 2009

Moi? Donner du chocolat à mon bébé? Jamais!

Jamais je ne donnerais du chocolat à mon bébé, grand Dieu non! Je ne lui donne que de la nourriture bonne pour la santé, toujours fait maison et jamais deux fois la même chose durant une semaine.

euh .............





Attention, je répète:
Jamais je ne donnerais du chocolat à mon bébé, grand Dieu non! Je ne lui donne que de la nourriture bonne pour la santé, toujours fait maison et jamais deux fois la même chose durant une semaine. (enfin, si on fait abstraction des fois où elle a mangé du KRAFT Dinner, des biscuits au chocolat, du McDo (Mmouiiiii) et des repas qui se sont répétés plus d'une fois dans une semaine. Ben quoi?)... 

jeudi 19 février 2009

Confession sur le coin de la table (coeurs sensibles s'abstenir)

Je dois avouer à la face du monde deux trucs dont je suis peu fière. Cela me tritouille, me chatouille, me gratouille. Je dois le faire pour me libérer l'esprit (et peut-être passer à l'action?).

Mais je dois vous avertir avant: ça fait peur! (un instant, je dois me mettre un sac brun sur la tête...voilà!)



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Uno: Je n'ai toujours pas fait d'album de notre mariage. Les photos sont toujours dans un sac, pas trop loin. Ça fait 7 ans que je suis mariée.

Secundo: Je n'ai toujours pas envoyé de cartes de remerciement pour les cadeaux reçus à la naissance de notre belle O. Elle aura bientôt 7 mois.

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Voilà. C'est dit! Fiouuuuu, ce que ça fait du bien! Pour celles qui ont eu peur, je vous aurai prévenues.

Pour certaines personnes concernées, vous devriez recevoir sous peu une jolie carte avec l'encore plus joli minois de O! Votre patience sera récompensée!

mercredi 12 novembre 2008

Mon top 5 des mésaventures en tant que mère fatiguée

5. Il y a, bien entendu, les multiples ''oups! j'ai oublié un r-v ici, j'ai oublié de rappeler là, j'ai oublié de répondre à ces courriels-ci, j'ai oublié quel jour nous sommes, j'ai oublié quel mois et quelle année...''! J'ai même oublié mon adresse, code postal et numéro de téléphone lors d'un r-v à la clinique médicale (pour ouvrir un nouveau dossier)!

4. J'ai réussi à rater (!) un Kraft Dinner. Je vous le jure.

3. Je me suis endormie durant l'allaitement de nuit. C'est mon chum qui surveillait le tout et qui m'avertissait lorsque venait le temps de faire faire un rot et de changer de sein!

2. En roulant en voiture, j'ai dû m'arrêter sur le bord de la route car j'avais oublié où je voulais aller! Par la suite, une fois que je me suis souvenu de l'endroit où je voulais aller, j'ai dû me concentrer très fort pour me tracer mentalement un trajet pour m'y rendre. Et ce, malgré le fait que j'y étais allée des milliers de fois: à l'épicerie!!

1. Tellement fatiguée et pressée de faire arrêter bébé de pleurer en roulant en voiture, j'ai reculé rapidement dans notre entrée et...je suis rentrée directement dans la voiture de mon chum...stationné derrière moi!

Et vous? Vous en avez sûrement des vertes et des pas mûres à nous raconter, n'est-ce pas?

mardi 4 novembre 2008

Mea-culpa d'une mère

Ce matin, je me sens l'âme à vous livrer certains trucs que j'ai fait et dont je ne suis pas super fière, question de me sentir un peu moins coupable...

1) Devant mon grand A qui refusait de mettre les nouveaux pantalons que je lui avais acheté, parce que pas la bonne couleur, pas beaux, trop ci, trop ça, je lui ai dit que je ne lui achèterais plus de vêtements. Était-ce ma meilleure réplique à vie? Non. Mais ça a fonctionné...

2) J'ai mangé des bonbons d'halloween que mes enfants avaient si durement récoltés (des chocolats en plus!) durant leur absence. C'est excellent pour la ligne et la conscience ça!

3) Je mens parfois à propos de l'heure qu'il est pour que mes enfants se couchent plus tôt. Je sais que ce truc ne fonctionnera plus encore très longtemps avec A qui est à la maternelle!

4) Pendant que j'écris ce message, A et G déjeunent devant la télévision...suis-je une mauvaise mère?

Et vous, avez-vous un mea-culpa à faire? N'hésitez pas à le partager ici, nous nous sentirons toutes mieux! ;-)

mercredi 22 octobre 2008

Mon secret pour combattre la grisaille avec le sourire...

Aujourd'hui, c'est gris, venteux et froid. Pour faire changement. Mais qu'à cela ne tienne, je me suis levée relativement de bonne humeur ce matin (question de me racheter pour mon humeur grognon d'hier peut-être?). Les sautes d'humeur de mère nature n'ont aucun effet pervers sur le légendaire esprit positif de maman M.

Vous voulez savoir mon secret? Et bien, je vous le livre avec plaisir.

Approchez-vous. Plus près.

Mon secret de l'ultime bonne humeur matinale réside en deux trucs bien simples: un bon cappucino maison (le Miscela d'Oro Gran crema est notre préféré) et du jazz plein la maison ou la voiture. C'est tout. Pas besoin de plus pour être heureux (à part une dose suffisante de sommeil pour ne pas se lever d'humeur massacrante dans mon cas). Ce mélange musique-caféine forme une armure mentale à toute épreuve. C'est garanti.



Et pour poursuivre en beauté la journée, rien de mieux qu'un petit carré de chocolat noir pour colorer nos pensées!


Finalement, je crois bien que j'aime la grisaille! Et vous? C'est quoi votre truc pour garder le moral?

Que fais-tu dans la vie?

Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Un couple qui s'aime depuis l'école secondaire est retourné dans sa ville natale pour un conventum improvisé d’amis. Ils sont tous allés souper au resto, question d’avoir du plaisir comme dans le bon vieux temps! Presque tout le monde autour de la table avait eu des enfants depuis leur dernière rencontre et les photos des petits se promenaient de mains en mains accompagnées de «Oh! Comme il est mignon!» «Wow! Quelle belle poupoune!». Une coupe de vin à la main, ils se remémoraient des souvenirs de jeunesse et prenaient des nouvelles de tous et chacun.

Bien entendu, la question «Pis, qu’est-ce que tu fais de bon dans la vie? Où travailles-tu?» était sur toutes les lèvres! Et, la femme du couple en question, répondait, le plus naturellement du monde qu'elle travaillait à son compte, en communications, à partir de la maison afin d’être auprès de ses enfants. C’est alors qu'elle entendit la belle voix de son chum lui dire: «Mais M (oups! j'ai dévoilé mon identité par inadvertance!), tu es avant tout une maman à la maison, non?».

Silence. Il avait raison.

Après tout, elle ne travaillait pas à temps plein. Elle avait bien des contrats qui arrivaient régulièrement chaque semaine, mais elle travaillait durant les siestes des petits et le soir. La majeure partie de ses journées, elle les passaient en compagnie de ses meilleurs compagnons de travail, A et G! Oui, on peut dire qu'elle était avant toute chose une maman à la maison.

Mais alors, pourquoi n’avait-elle pas répondu ça lorsque ses amis lui avaient demandé ce qu'elle faisait dans la vie? Pourquoi avait-elle senti le besoin de répondre qu'elle était travailleuse autonome afin de pouvoir rester à la maison avec les enfants et non l’inverse (parce qu’il y a une grosse différence dans le choix des mots; une différence qui ne suscite pas les mêmes réactions!)?

Cette historiette m’a beaucoup fait réfléchir.

Qu’auriez-vous répondu à la question suivante: «Femme au foyer: échec du féminisme ou droit fondamental?» C’est cette question que m’a posée une journaliste de la chaîne de télévision Canal Vie dans le cadre de l’émission Jeux de Société qui a été diffusée en janvier 2007.

J’ai répondu sans hésiter que c’était pour moi un droit fondamental, car après tout, doit-on demander la permission à la société pour s’occuper nous-mêmes de nos enfants? Le plus vieux métier du monde, celui de maman, ne doit-il pas, encore de nos jours, inspirer le respect? À mon avis, oui.

Mais alors M, pourquoi n’as-tu donc pas dit fièrement que tu es maman à la maison devant tes amis qui t’ont vu grandir? Est-ce qu’inconsciemment tu sens qu’une femme qui, aujourd’hui, décide de rester à la maison pour s’occuper de ses enfants doit justifier son choix et même fournir un papier signé indiquant la date à laquelle elle prévoit retourner travailler, c.-à-d. la date à laquelle elle sera de nouveau utile à la société?

Et bien, je crois malheureusement que oui. Et ce, même si mes amis ne m’ont pas jugée; même si les filles de ma gang me trouvent courageuse et chanceuse d’être présente pour mes enfants.

Honte? Gêne? Je crois qu’il s’agit d’une réaction à l’image que nous renvoie le mouvement féministe qui veut que l’on se sente coupable de retourner à la maison alors que des femmes se sont battues pour nous ouvrir les portes du marché du travail. Mais à refuser ainsi que les femmes puissent CHOISIR de travailler ou non, nous sommes en train de nous construire une autre prison dorée, celle du marché du travail, de laquelle nous aurons bien de la difficulté à sortir et à cause de qui des femmes regretteront d’avoir manqué la majeure partie de l’enfance de leur progéniture!

Je remercie mes prédécesseures de s’être battues pour que je puisse faire des études universitaires, pour que je puisse choisir une carrière qui me plaise, mais surtout pour m’avoir donné le choix de travailler (ou non).

Et j’ai choisi de mettre ma carrière entre parenthèses afin de prendre soin de mes enfants. Est-ce un acte si déplorable? Est-ce que tout de go nous devrions condamner une mère de vouloir s’occuper elle-même de son enfant en la jugeant plus apte à travailler qu’à élever un adulte de demain? Quel non-sens!

Tout cela me contrarie davantage, car j’alimente moi-même ce préjugé en n’affirmant pas haut et fort que mon statut actuel est celui d’une maman à la maison!

Vous pouvez me croire sur parole, plus jamais je ne m’y ferai prendre! La prochaine fois que l’on me posera la question «Que fais-tu dans la vie?», je répondrai avec mon plus beau sourire que j’élève mes enfants avec amour à la maison et que ma façon de me divertir est de travailler!

Voilà!